L'ex-frondeur Christian Paul lance «Monde commun» pour «réinventer la gauche»

GAUCHE Il s'agit d'un centre de réflexions et une «pépinière de projets» destinée à «réinventer la gauche et irriguer ses programmes»...

20 Minutes avec AFP

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Le député Christian Paul à Paris, le 5 juillet 2016
Le député Christian Paul à Paris, le 5 juillet 2016 — DOMINIQUE FAGET AFP

Après Benoît Hamon, c'est au tour de Christian Paul de lancer son mouvement. L'ancien député «frondeur»Christian Paul  a lancé samedi «Monde commun», qu'il a décrit sur son site internet comme un centre de réflexions et une «pépinière de projets» destinée à «réinventer la gauche et irriguer ses programmes».

«Nous construisons Monde Commun, une "pépinière de projets", participative, ouverte, engagée. Nous la désirons réellement audacieuse, capable de faire du neuf, d'insuffler des idées et des pratiques nouvelles! Loin des think tanks à huis-clos, nous repérons les changements nécessaires, au plus près des expériences et les luttes qui inspirent», explique le mouvement sur sa page d'accueil.

«La reconquête de la démocratie par la gauche est au premier rang de cette démarche, avec des territoires amis, des villes et des villages. Notre travail remettra les citoyen(ne)s au centre», assure-t-il.

«Travailler dans un cadre hors partisan»

Dans Le Parisien de samedi, Christian Paul explique vouloir «travailler dans un cadre hors partisan», sans révéler qui participe à ce projet, qu'il avait déjà évoqué le mois dernier dans un entretien au Journal du Dimanche.

L'ancien député de la Nièvre, estimant que le PS est en «état de mort clinique», avait alors pronostiqué que «la prochaine gauche s'inventera en grande partie en dehors des appareils d'aujourd'hui», ce qui «n'empêche pas que demeurent au PS des militants et des personnalités remarquables».

Il s'était dit convaincu que «si les forces de gauche et les écologistes savent débattre et se réunir, elles s'empareront de l'immense espace existant entre Macron qui incarne en fait le retour au galop des méthodes anciennes, la modernisation du pays avec les technos mais sans les citoyens et Mélenchon, dont les six derniers mois ont hélas montré la capacité d'enfermement».