Après la Corse, la Bretagne veut aussi son «droit à la différenciation»

POLITIQUE Les élus du Conseil régional débattront du sujet le 15 février en assemblée...

Jérôme Gicquel

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Image d'un gwenn ha du, drapeau breton, flottant dans le ciel aux Vieilles Charrues.
Image d'un gwenn ha du, drapeau breton, flottant dans le ciel aux Vieilles Charrues. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

La Bretagne ne réclame pas encore son indépendance mais souhaite tout de même faire valoir son « droit à la différenciation » au sein de la République. Après le discours d’Emmanuel Macron mercredi en Corse, le président de la région Bretagne Loïg Chesnais-Girard a réagi dans un communiqué, estimant que l’allocution du président de la République était « une opportunité pour faire valoir nos convictions et nos propositions ».

Devant plusieurs centaines de personnes rassemblées dans un centre culturel de Bastia mercredi, Emmanuel Macron s’est dit « favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution » afin de « reconnaître son identité et l’ancrer dans la République ».

Vers de nouveaux pouvoirs pour la région

Le président de la République souhaite également inscrire dans la Constitution un « droit à la différenciation » qui serait ouvert à la collectivité corse mais aussi à toutes les autres. Cela afin d’obtenir de nouveaux pouvoirs dans les domaines du foncier, de la fiscalité ou de la langue, « des souhaits déjà exprimés par la Bretagne », précise Loïg Chesnais-Girard.

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« La Bretagne a toujours œuvré pour que les régions soient reconnues, que la capacité à agir soit renforcée et que notre région puisse expérimenter de nouvelles compétences au service de ses territoires et de ses habitants », poursuit le président de la région Bretagne. Pour avancer sur ce dossier, Loïg Chesnais-Girard proposera jeudi prochain aux élus du Conseil régional « un travail sur le droit à la différenciation au sein de la République ».