VIDEO. Nicolas Hulot dément des rumeurs de harcèlement sexuel à son encontre

GOUVERNEMENT Le ministre a toutefois admis qu’une plainte concernant une autre femme « avait été classée sans suite » en 2008…

H. B.

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Nicolas Hulot le 30 novembre dernier dans les locaux des Nations Unies à Genève.
Nicolas Hulot le 30 novembre dernier dans les locaux des Nations Unies à Genève. — FABRICE COFFRINI / AFP

Nicolas Hulot est dans la tourmente. Invité ce jeudi matin sur BFMTV, le ministre de la Transition écologique a démenti des rumeurs « ignominieuses » de harcèlement sexuel  qui le viseraient.

Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur les « révélations » du magazine Ebdo qui doit paraître ce vendredi, le ministre s’est défendu. « La réponse est non. Et la personne identifiée, une ancienne collaboratrice avec qui je suis en contact, vous fera la même réponse », a affirmé Nicolas Hulot. « Il n’y a jamais eu de plainte déposée », a-t-il ajouté.

En revanche, Nicolas Hulot a admis qu’une plainte concernant une autre femme, « la petite-fille d’un homme politique célèbre », avait été « classée sans suite » en 2008 sur des faits datés de 1997. « Les enquêteurs ont considéré que rien ne permettait de poursuivre » l’enquête. «  La justice est passée, il faut en tenir compte ». Le parquet de Saint-Malo a confirmé une plainte pour « viol » en 2008, classée sans suite.

« Je n’ai pas peur de la vérité, j’ai peur de la rumeur »

« Je n’ai évidemment rien à me reprocher », a-t-il ajouté. « Ça fait mal, quand c’est injuste, quand c’est infondé, car moi hier on a fait pleurer mes enfants », a-t-il dit, évoquant « un cauchemar ». Nicolas Hulot a également assuré ce jeudi n’avoir « pas pensé » à démissionner de son poste de ministre de la Transition écologique, tout en soulignant que c’est sa famille qui guiderait toute décision. « Je n’y ai pas pensé », mais « c’est ma famille qui prime, c’est sa résistance qui prime et c’est cela qui guidera ma décision, mes choix », a-t-il déclaré sur BFMTV.

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« Je n’ai pas peur de la vérité, j’ai peur de la rumeur, c’est un poison lent qui tue », a ajouté le ministre, pour qui « là, on a franchi une ligne rouge ». L’hebdomadaire Ebdo, qui envisage de publier des informations à ce sujet selon BFMTV, n’a pas souhaité « communiquer, ni répondre », selon son directeur de la publication Thierry Mandon.