Corse: Les nationalistes boycottent le déjeuner avec Emmanuel Macron

CONTESTATION Ils reprochent au président la teneur « assez violente » de ses propos…

20 Minutes avec AFP
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Le député Jean-Felix Acquaviva et Emmanuel Macron le 6 février 2018.
Le député Jean-Felix Acquaviva et Emmanuel Macron le 6 février 2018. — Ludovic MARIN / POOL / AFP

Ils souhaitent manifester leur mécontentement. Les principaux élus nationalistes corses, dont Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni, ont en effet décidé de boycotter le « déjeuner républicain » auquel les avait conviés Emmanuel Macron ce mercredi à Bastia, a-t-on appris auprès du député de Corse Jean-Felix Acquaviva.

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« Toute la majorité territoriale » ne participera pas au déjeuner « en raison de la teneur assez violente du discours du président de la République, qui apparaît très décalé avec la situation de la Corse aujourd’hui », a-t-il expliqué, au second jour de la visite du président en Corse.

Tous les députés assisteront en revanche au discours d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron avait adopté ce mardi un ton ferme lors d’un discours prononcé à l’occasion du 20e anniversaire de l’assassinat du préfet Erignac, excluant notamment toute amnistie de prisonniers. Parmi les personnalités invitées qui boycotteront ce repas, figurent Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse, celui de l’exécutif unique Gilles Simeoni, ainsi que les trois députés nationalistes Jean-Felix Acquaviva, Paul-André Colombani, Michel Castellani et le maire de Bastia Pierre Savelli.

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En revanche, tous ces responsables seront présents au discours que doit prononcer Emmanuel Macron à Bastia à 15h30 sur sa stratégie pour la Corse, selon Acquaviva. Interrogé peu avant cette annonce, le chef de l’Etat avait déclaré : « Lorsque des élus décident de ne pas aller à tel ou tel rendez-vous, c’est de leur responsabilité. Il y a ce qui s’appelle la courtoisie républicaine ».

« Ce qui m’importe, c’est la Corse et les Corses. Le reste ne m’intéresse pas »

« J’ai passé deux heures à travailler » ce mardi soir en rencontrant Talamoni et Simeoni à Ajaccio, et « ce qui m’importe, c’est la Corse et les Corses. Le reste ne m’intéresse pas », a expliqué Emmanuel Macron en visitant le centre de recherche agricole de l’Inra, spécialisé dans les agrumes, à San Giuliano, au sud de Bastia.

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« Je suis sur le fond… Ce que font les entrepreneurs, les chercheurs, les enseignants, ce dont je vais parler cet après-midi. Pas dans les arrière-cuisines », a-t-il ajouté. Jean-Felix Acquaviva a dit attendre du discours du président « des éléments beaucoup plus formalisés pour permettre de dire que, durant ces deux jours, il y a eu quand même la prise en compte du fait démocratique insulaire et une situation d’apaisement ».