Législative partielle dans le Val-d’Oise: En Marche et Les Républicains face-à-face

ELECTION Les électeurs de la première circonscription du Val-d'Oise votent dimanche pour le premier tour d'une législative partielle annulée en novembre…

A.-L.B. avec AFP

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Isabelle Muller-Quoy,
députée LREM dont l'élection a été annulée par le Conseil constitutionnel, lors d'un meeting à Pontoise le 22 janvier 2018 pour la partielle de la 1e circonscription du Val-d'Oise.
Isabelle Muller-Quoy, députée LREM dont l'élection a été annulée par le Conseil constitutionnel, lors d'un meeting à Pontoise le 22 janvier 2018 pour la partielle de la 1e circonscription du Val-d'Oise. — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

Comme dans le Territoire de Belfort, les électeurs de la première circonscription du Val-d’Oise sont appelés à voter ce dimanche pour le premier tour d’une législative partielle annulée en novembre. Cette élection oppose douze candidats, et les favoris sont la candidate La République en Marche (LREM) sortante et son rival Les Républicains.

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L’élection d’Isabelle Muller-Quoy (LREM), qui avait remporté 54,2 % des suffrages en juin, avait été annulée en novembre par le Conseil constitutionnel en raison de l’inéligibilité de son suppléant.

Six candidats des droites

A droite, six candidats se disputeront les faveurs des électeurs : outre le candidat Les Républicains Antoine Savignat, qui a le soutien exceptionnel de l’UDI après avoir été en ballottage en juin, le mouvement Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan sera représenté, ainsi que l’Union populaire républicaine de François Asselineau.

L’extrême droite est divisée: Denise Cornet, arrivée en troisième position (15,31 %) sous les couleurs du Front national (FN) en juin, a été investie pour cette élection par Les Patriotes de Florian Philippot. Le FN a présenté son secrétaire départemental Stéphane Capdet, tandis que l’Union des patriotes, le parti de Carl Lang et Jean-Marie Le Pen, présente un candidat. 

Morcellement des gauches

La situation est assez proche à gauche : la candidate de la France Insoumise, Leïla Saïb, arrivée en quatrième position en juin (10,13 % des voix) est concurrencée par quatre candidats (Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts, Parti communiste français, Lutte ouvrière).

Preuve que cette élection est un (petit) test pour la macronie après la vague LREM aux législatives de juin​, le premier ministre Edouard Philippe se déplacera jeudi prochain pour apporter son soutien à la candidate Isabelle Muller-Quoy.