VIDEO. Suppression de menus sans porc dans les cantines: Philippot ne veut pas «qu'on ouvre la polémique»

POLITIQUE Le président des Patriotes était l'invité de Franceinfo..

B.D. avec AFP
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Florian Philippot, le 23 mars 2014.
Florian Philippot, le 23 mars 2014. — Mathieu Cugnot/AP/SIPA

Le président des Patriotes Florian Philippot n’est « pas pour qu’on ouvre la polémique » sur la suppression des menus sans porc dans les cantines scolaires. Il a estimé sur Franceinfo que les mairies FN qui l’ont décidé « retomberont dans la stratégie de 1995, où les communes Front national étaient juste là pour faire des polémiques ».

Interrogé sur la suppression de menus sans porc dans les cantines scolaires, décidée par la mairie de FN de Beaucaire, Florian Philippot a dit qu’il n’était « pas pour qu’on ouvre une polémique là-dessus, il n’y a pas de soucis la plupart du temps, j’ai toujours connu des cantines scolaires (…) où il y avait généralement deux choix, et donc on n’a pas à créer une polémique pour une polémique », a-t-il affirmé. « Sinon, on retombera, ils retomberont dans la stratégie de 1995, où les communes du Front national étaient juste là pour faire des polémiques régulièrement, mais ça ne menait à rien », a-t-il ajouté.

Le président des Patriotes s’est par ailleurs dit certain que « le FN n’arrivera jamais » au pouvoir. « Les culs-de-sac, que ce soit Front national, La France Insoumise, qui ne mènent à rien, qui peuvent faire un peu de bruit mais qui ne mènent à rien, tout le monde le sait, qui mènent simplement à avoir 40 ans de Macron et consorts au pouvoir, ça doit cesser », a-t-il dit, estimant qu’il fallait « aller vers un patriotisme connecté à la société française de 2018 ».

« Le patriotisme moderne c’est aller sur l’écologie, la santé, les déserts médicaux », a-t-il dit, souhaitant par exemple qu’on oblige les médecins libéraux à aller exercer 5 ans dans un désert médical.

Enfin Florian Philippot, qui estime qu’il manque en France « à peu près 40.000 places de prison pour être simplement à la moyenne » européenne, a souhaité que l’administration pénitentiaire ne relève plus du ministère de la Justice, mais « du ministère de l’Intérieur », car « cela aurait un peu plus de sens », notamment pour la lutte conte le terrorisme, la lutte contre la grande criminalité.

Il a notamment jugé que « pour la communauté du renseignement c’est très important », car l’administration pénitentiaire « capte de l’information en prison ».