Notre-Dame-des-Landes: Emmanuel Macron ne veut «plus voir ce genre de ZAD en France»

GOUVERNEMENT Au terme du Conseil des ministres, le président a insisté sur le « retour à l’ordre public » et la « restauration de l’autorité de l’Etat »…

C. Ape.

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Emmanuel Macron a prononcé un discours sur la justice, le 15 janvier 2018, à l'occasion de la rentrée solennelle de la Cour de cassation.
Emmanuel Macron a prononcé un discours sur la justice, le 15 janvier 2018, à l'occasion de la rentrée solennelle de la Cour de cassation. — ludovic MARIN / AFP

Emmanuel Macron ne veut pas d’une nouvelle épine dans le pied de son gouvernement. Devant ses ministres, le chef de l’Etat a déclaré ce matin « ne plus vouloir ce genre de ZAD en France », peu avant l’annonce de l’abandon du projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, rapporte le Parisien.

Le président, au terme du Conseil des ministres, a insisté sur le « retour à l’ordre public » et la « restauration de l’autorité de l’Etat », souligne le quotidien.

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Emmanuel Macron a notamment justifié la décision prise par son gouvernement en indiquant que le statu quo n’était « plus tenable » sur cette question, et qu’« il était temps qu’un gouvernement tranche », explique le Parisien, citant un ministre présent.

Les expulsions entamées le 30 mars « si nécessaire »

Edouard Philippe a lui dénoncé 50 ans de « décisions, de reculades et de non-décisions » qui ont mis l’Etat « face à un dilemme impossible » sur ce dossier.

Mercredi soir, le Premier ministre, qui avait annoncé l’arrêt du projet un peu plus tôt dans la journée, a précisé auprès de TF1 que l’expulsion des occupants illégaux de la zone où devait se construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, commencera le 30 mars s’ils ne sont pas partis d’ici là.

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« Nous devons, si nous voulons respecter la loi, respecter la trêve hivernale. La trêve hivernale ça se termine le 30 mars. Nous pourrons constater le départ volontaire des occupants le 30 mars. Et si tel n’est pas le cas, nous commencerons à procéder aux expulsions », a déclaré le chef du gouvernement. Quant à la libération des axes routiers, elle devra intervenir « dans quelques jours ».