Nicolas Sarkozy après le remaniement: «Ni ralentissement des réformes, ni plan de rigueur»

Avec agence

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Les grandes manoeuvres ont commencé mardi à droite deux jours après la défaite des municipales, le Premier ministre François Fillon exhortant sa majorité à "tenir le cap", alors que l'Elysée devait annoncer un remaniement limité de l'équipe gouvernementale
Les grandes manoeuvres ont commencé mardi à droite deux jours après la défaite des municipales, le Premier ministre François Fillon exhortant sa majorité à "tenir le cap", alors que l'Elysée devait annoncer un remaniement limité de l'équipe gouvernementale — Jean-Pierre Clatot AFP

Les nouveaux se font discrets. Beaucoup de journalistes attendaient la sortie des nouveaux membres du gouvernement du Conseil des ministres, mercredi. Si tous ont affiché leur soutien sans faille à Nicolas Sarkozy, seuls Nadine Morano et Christian Blanc ont concédé une petite déclaration. «Je garderai ma personnalité et ma liberté de parole tout en respectant les consignes du gouvernement», a assuré la nouvelle secrétaire d'Etat à la Famille.

>> A suivre: notre reportage sur place et les déclarations de Christian Blanc


Plus tôt, les deux nouvelles têtes du gouvernement ont reçu la feuille de route fixée par Nicolas Sarkozy devant le Conseil des ministres. Comme il l’avait annoncé avant le premier tour des municipales, et comme il l'a réaffirmé mardi soir, Nicolas Sarkozy veut «maintenir le cap et accélérer les réformes». Mercredi, il a assuré qu'il n'y aurait «ni ralentissement des réformes, ni plan de rigueur».

«Au plan national, ces élections ont exprimé une attente, une impatience, une interrogation aussi sur la possibilité que les engagements de la campagne présidentielle puissent être tenus dans une conjoncture que chacun perçoit comme plus difficile», a déclaré le chef de l'Etat devant le nouveau gouvernement.

Quatre priorités

«La plus mauvaise réponse serait de ralentir le changement (...) il faut continuer (à réformer). C'est la seule façon de tenir nos engagements, c'est la seule façon de répondre aux difficultés du moment. Dans la tempête économique mondiale, il faut fermement tenir le cap», a-t-il poursuivi dans une allocution rendue publique par l'Elysée.

Il a également fixé au gouvernement remanié quatre priorités: «Remettre le travail au coeur des politiques publiques», «renforcer la compétitivité de notre économie», «continuer à gérer avec sérieux les finances du pays» et «concilier solidarité et responsabilité en matière de retraites, de prise en charge de la dépendance et de santé».