Brigitte Macron à l'Elysée le 29 septembre 2017.
Brigitte Macron à l'Elysée le 29 septembre 2017. — HAMILTON-POOL/SIPA

PORTRAIT

Première biographie (non autorisée): Cinq choses que vous ignorez sur Brigitte Macron

La première biographie de la première dame est publiée ce mercredi...

  • Une biographie de la prof de lettres devenue première dame sort ce mercredi.
  • On y découvre plusieurs anecdotes sur son passé d’enseignante atypique, sa toute première expérience politique il y a près de trente ans et son omniprésence dans les activités professionnelles de son mari.

« L’affranchie » : c’est ainsi que la première biographie* (non autorisée) de Brigitte Macron décrit la première dame. Son cabinet décline laconiquement auprès de 20 Minutes tout commentaire sur ce livre qui paraît ce mercredi.

Au fil des pages au style enjoué et des entretiens menés par l’auteure, Maëlle Brun, chef de service au magazine people Closer, on y découvre des facettes méconnues de l’épouse du président.

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Elle a fait du patinage artistique

Anecdote sportive : adolescente, Brigitte Trogneux (son nom de jeune fille) a fait partie de l’équipe de patinage artistique d’Amiens, sa ville natale. En « jupette rouge », elle a arpenté la patinoire municipale avant de raccrocher ses patins après le départ du prof.

Avant d’être prof, elle a exercé un autre métier

Si son métier de professeur de français est celui qu’elle a exercé le plus longtemps, Brigitte Macron a eu une autre profession : attachée de presse. En 1982, elle a été embauchée à la chambre de commerce du Nord-Pas-de-Calais. « L’expérience, qui dure deux ans, semble lui plaire, sans pour autant devenir une vocation », écrit Maëlle Brun. Elle sera interrompue en 1984 par le déménagement de la famille : André-Louis Auzière, premier époux de Brigitte Trogneux et père de ses trois enfants, est nommé directeur de la Banque française du commerce extérieur à Strasbourg.

Elle a fait de la politique bien avant de rencontrer Emmanuel Macron

Dès son installation à Truchtersheim, près de Strasbourg, en 1984, Brigitte Auzière s’investit dans la vie locale. Elle s’implique notamment dans l’organisation du méchoui annuel. Quelques années plus tard, elle passe à la vitesse supérieure et se lance dans la campagne municipale en 1989. L’enseignante figure sur la liste « Truchtersheim demain », sans étiquette, qui promet notamment l’ouverture d’un skate park et l’encadrement des loyers des jeunes ménages. C’est elle qui convainc une institutrice réticente de rejoindre la liste, indispensable quinzième membre, relate Maëlle Brun, qui a rencontré cette ancienne colistière. « Elle m’a tellement cassé les pieds que j’ai fini par me laisser faire ! Elle est très persévérante », s’en amuse la retraitée.

Malgré l’énergie de Brigitte Auzière, cette première expérience électorale se soldera par un échec, peut-être à cause de son casting trop élitiste pour cette commune à l’époque encore très rurale, ou à cause du manque de notoriété de ses candidats, avancent les habitants interrogés par l’auteur.

C’était une prof atypique

C’est à 31 ans que Brigitte Auzière découvre sa vocation. En quête de reconversion après la naissance de sa fille Tiphaine et son déménagement en Alsace, elle se tourne vers l’enseignement presque par hasard. « La direction diocésaine cherche des profs. Tu devrais postuler ! » lui conseille une mère avec qui elle discute de son désir de reconversion devant l’école.

Brigitte Auzière, titulaire d’une maîtrise de lettres, envoie sa candidature. Elle est rapidement nommée dans un établissement protestant du centre de Strasbourg. Elle obtiendra plus tard son Capes et enseignera aux élèves du lycée privé catholique de La Providence à Amiens – où elle rencontrera Emmanuel Macron lors des cours de théâtre –, puis du lycée privé catholique Saint-Louis de Gonzague, dit « Franklin », à Paris. De l’avis des nombreux anciens élèves cités par l’auteur, la première dame était une prof passionnée et atypique, le genre à emmener ses élèves voir des pièces de théâtre, à écouter leurs confidences et même à les inviter prendre l’apéro.

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Elle a toujours été une collaboratrice à part entière d’Emmanuel Macron

Dès qu’il a été nommé ministre de l’Economie, Brigitte Macron (elle l’a épousé en 2007) a eu une place privilégiée dans l’environnement de travail de son mari. Ce dernier lui garde très souvent une chaise, à sa droite, lors des réunions avec son cabinet, à l’étonnement de certains. « Si elle ne s’immisce pas dans les dossiers purement économiques, elle garde un œil sur tout le reste et assiste aux réunions stratégiques », écrit Maëlle Brun. Elle gère le planning, l’accueil des journalistes, et relit même les discours du patron de Bercy. A ceux qui s’en étonnent, Emmanuel Macron répond que son épouse n’est pas rémunérée par le contribuable et qu’elle est « sa part non négociable ».

Pendant la campagne, elle conservera ce rôle informel de première conseillère omniprésente. Elle sera de presque tous les déplacements, conseillant son mari sur ces discours ou s’assurant qu’il ne mange pas trop de « saloperies », par exemple après le débat présidentiel du 20 mars 2017.

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* Brigitte Macron, l’affranchie, éditions L’Archipel, 17 janvier 2017.