Immigration: Hausse de 13,7% des titres de séjour et de 14,6% des expulsions en 2017

ACCUEIL Le président de la République est attendu à Calais ce mardi…

20 Minutes avec AFP

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Le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb le 12 janvier 2018 à l'Elysée.
Le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb le 12 janvier 2018 à l'Elysée. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La France a délivré 262.000 titres de séjour à des étrangers l’an dernier, soit une hausse de 13,7 % sur un an, du fait notamment du plus grand nombre de réfugiés et d’étudiants accueillis, a indiqué ce mardi le ministère de l’Intérieur.

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Les éloignements d’étrangers en situation irrégulière ont pour leur part augmenté de 14,6 %, avec un total de 14.859 retours forcés, selon le rapport de la Direction générale des étrangers en France (DGEF) publié le jour de la visite d’Emmanuel Macron à Calais pour évoquer la politique migratoire de la France.

100.000 demandeurs d’asile en 2017, une première

L’an dernier « 85.000 personnes » ont été « non admises », a par ailleurs indiqué le ministre de l’Intérieur Gérard Colomb sur France 2.

La hausse des titres de séjour s’explique par l’augmentation de 35 % de ceux accordés à des réfugiés, alors que le nombre de demandeurs d’asile a pour la première fois franchi la barre des 100.000 l’an dernier en France.

20 % d’augmentation de l’immigration économique

Les titres accordés à des étudiants, notamment venant de Chine et du Maghreb, ont bondi de 19,6 %, avec 88.100 au total, qui talonnent désormais l’immigration familiale au classement des principaux motifs d’arrivés en France. Les titres de séjour pour cette immigration familiale ont faiblement augmenté (+2,2 % à 91.070), avec un recul de 3,8 % du « regroupement familial » stricto sensu (qui concerne les titres accordés aux membres de famille d’étrangers en situation régulière).

L’immigration économique a pour sa part augmenté de 20,5 % avec 27.690 titres. Du côté des demandeurs d’asile, la DGEF a confirmé le nombre de 100.412 demandes enregistrées à l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) mais, si l’on remonte à la première étape de la démarche qui débute en préfecture, on est à 121.200 demandes.

Des régularisations en légère baisse

Tous n’accèdent pas ensuite à l’Ofpra du fait de la « procédure Dublin » qui prévoit le transfert du demandeur vers le pays d’Europe où il est déjà enregistré. L’an dernier, « 36 % de la totalité de ces demandeurs d’asile » relevaient de la procédure Dublin, note le rapport.

Enfin les régularisations ont diminué de 1,8 %, avec 30.089 titres accordés au nom de la circulaire « Valls » de 2012 sur l’admission exceptionnelle au séjour.