Seine-Maritime: Quand Nicolas Bay, vice-président du FN, ne payait pas ses loyers à temps

FRONT NATIONAL Les retards de paiement étaient tels qu'un huissier de justice a été mandaté pour effectuer une saisie conservatoire dans l'appartement actuel de l'élu...

20 Minutes avec agence

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Nicolas Bay et Marine Le Pen (FN) le 1er mai 2016 à Paris
Nicolas Bay et Marine Le Pen (FN) le 1er mai 2016 à Paris — CHAMUSSY/SIPA

Nicolas Bay, vice-président du Front national chargé des affaires européennes, aurait accumulé entre avril 2010 et décembre 2011 près de 2.000 euros de retard de paiement des loyers pour l’appartement qu’il occupait alors à Saint-Etienne-du-Rouvray ( Seine-Maritime).

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L’élu avait cependant réglé son dû en juin 2012, lorsqu’il a quitté le logement qui servait occasionnellement de local politique au FN, révèle Normandie Actu.

Visite d’un huissier de justice

L’appartement en question, situé en plein centre-ville, mesurait 100 m² et coûtait 720 euros par mois à Nicolas Bay. Ce dernier touchait alors une rémunération brute de 2.128 euros en tant que conseiller régional. Son épouse, avec laquelle il partageait cette résidence principale, occupait quant à elle un poste d’« attachée commerciale d’un grand groupe de fournitures de bureau ».

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Le couple semblait pourtant peiner à payer son loyer à temps. Au point qu’un huissier de justice s’est présenté au domicile le 22 novembre 2011 pour y effectuer une saisie conservatoire. Le but était de garantir plus de 2.500 euros correspondant à des sommes impayées et des frais de justice. En l’absence de l’élu FN, l’officier public s’est vu interdire l’accès par un autre homme qui occupait le logement.

Des réunions « sans caractère public »

Questionné sur le sujet, Nicolas Bay a évoqué « quelques soucis de communication occasionnels avec le propriétaire » mais a assuré qu’« il n’y a jamais eu de problème ». Un mois avant son déménagement, l’homme politique a d’ailleurs réglé un montant de 2.355 euros avec un chèque portant le nom de l'« association Front national 76 » domiciliée « Chez M. Bay Nicolas, 25, rue Pierre-Corneille ».

Nicolas Bay explique avoir effectivement tenu « parfois des réunions » sans « caractère public », ce qui est tout à fait légal tant que le bien loué via un bail locatif privé n’est pas habité exclusivement par un tiers ou transformé en salle de rassemblement public.