Produits contaminés: Les excuses de Lactalis? «Pas sûre que cela soit suffisant» pour Agnès Buzyn

SANTE Pour Agnès Buzyn, « aujourd’hui, les industriels sont en première ligne de la responsabilité sanitaire »...

20 Minutes avec AFP

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Agnès Buzyn, le 23 décembre 2011 à Paris.
Agnès Buzyn, le 23 décembre 2011 à Paris. — AFP

Devant la tempête suscitée par la contamination à la salmonelle de ses produits et le rappel chaotique des lots incriminés, le groupe Lactalis est sorti de sa réserve jeudi pour présenter ses excuses aux parents et assurer qu’il travaillait « en parfaite collaboration avec l’Etat ».

Dans Le Parisien de ce vendredi, la ministre de la Santé Agnès Buzyn salue ces excuses mais n’est « pas sûre que cela soit suffisant », rappelant qu'« aujourd’hui, les industriels sont en première ligne de la responsabilité sanitaire ».

Les services de l’Etat « extrêmement réactifs »

« C’est déjà très bien d’avoir présenté ses excuses. Je ne suis pas sûre que cela soit suffisant s’il y a eu des défauts dans la chaîne de surveillance », a expliqué la ministre qui a affirmé n’avoir « pas d’inquiétude particulière sur la responsabilité de l’Etat ».

« Nous avons été à l’origine de l’alerte et de la demande immédiate de retrait des lots », a-t-elle fait valoir, saluant « une extrême réactivité » des services de l’Etat. Pour Agnès Buzyn, « aujourd’hui, les industriels sont en première ligne de la responsabilité sanitaire ».

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« Trente-sept enfants malades ont été identifiés avec certitude »

Elle a précisé que « 37 enfants malades ont été identifiés avec certitude ». Au 9 janvier, les autorités de santé avaient recensé 35 nourrissons atteints de salmonellose et ayant consommé un lait ou un produit d’alimentation infantile de l’usine Lactalis incriminée. Dix-huit nourrissons ont été hospitalisés, mais tous sont sortis de l’hôpital, selon la même source.

Le groupe Lactalis va devoir s’expliquer ce vendredi devant le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, qui a convoqué sa direction et dénoncé une « entreprise défaillante ».