La «structuration de l'islam en France» est «indispensable», estime Emmanuel Macron

RELIGION Le chef de l’Etat souhaite par ailleurs que « la France devienne ce modèle de laïcité sachant écouter les voix du pays dans leur diversité »…

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron à l'Elysée lors de ses vœux pour 2018
Emmanuel Macron à l'Elysée lors de ses vœux pour 2018 — ELIOT BLONDET-POOL/SIPA

Pour éviter que « l’islam de France » ne tombe dans la « crise » qu’il vit au plan international, Emmanuel Macron a jugé jeudi « indispensable » de mener « un travail de structuration ».

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Le chef de l’Etat, qui recevait à l’Elysée des représentants des six principaux cultes présents en France (catholique, protestant, orthodoxe, musulman, juif et bouddhiste) pour ses vœux aux autorités religieuses, a réaffirmé qu’il tiendrait au cours de son mandat un discours « dépassionné » sur la laïcité.

Ne pas parler de la laïcité en parlant « du seul sujet de l’islam »

« Mon vœu pour 2018 est que la France devienne avec vous ce modèle de laïcité sachant écouter les voix du pays dans leur diversité, capable de construire sur cette diversité une grande nation réconciliée et ouverte sur l’avenir », leur a-t-il lancé.

Le président de la République a vu une « erreur funeste » dans le fait de vouloir, « en parlant de la laïcité, parler du seul sujet de l’islam ». Mais il a plaidé, à l’adresse des représentants musulmans, pour « un travail sur la structuration de l’islam en France, qui est la condition même pour que vous ne tombiez pas dans les rets des divisions de votre propre religion et de la crise qu’elle est en train de vivre sur le plan international ».

Ce travail « moral » et procréation médicalement assistée

Ce travail « moral, philosophique » mais aussi « d’organisation » est « indispensable et je vous y aiderai », a-t-il enchaîné.

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Evoquant les sujets sensibles, le président a également redit qu’il attendait que les responsables religieux prennent « toute (leur) part » au « vrai débat philosophique » qui va s’engager avant de légiférer sur les dossiers bioéthiques, dont l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes.