Marine Le Pen juge «très inquiétante» la loi voulue par Macron contre les «fake news»

MEDIAS « Contrôle de la parole libre sur Internet, judiciarisation supplémentaire de la société : la France est-elle toujours une démocratie si elle musèle ses citoyens ? », s’est interrogée la patronne du FN…

H. B.

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Marine Le Pen à l'Assemblée nationale.
Marine Le Pen à l'Assemblée nationale. — Jacques Witt / Sipa/SIPA

« Très inquiétant ! » Marine Le Pen a été l’une des premières à réagir à l’annonce faite ce mercredi par Emmanuel Macron de légiférer contre la diffusion des « fake news » sur internet. « Contrôle de la parole libre sur Internet, judiciarisation supplémentaire de la société : la France est-elle toujours une démocratie si elle musèle ses citoyens ? », a d’abord tweeté la présidente du Front national.

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Lors de la cérémonie des vœux à la presse, ce mercredi à l’Elysée, le chef de l’Etat a en effet affiché sa volonté de lutter contre les fausses informations en période électorale. «  En cas de propagation d’une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge à travers une nouvelle action en référé permettant, le cas échéant, de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l’accès au site internet », a notamment annoncé le président de la République.

« Qui va décider si une information est fausse ? »

Après avoir fait l’amalgame entre « fake news » et « parole libre » dans son premier tweet, la patronne du Front national s’est fendue d’un second message sur les réseaux sociaux. « Qui va décider si une information est fausse ? Des juges du Syndicat de la magistrature ?  Le gouvernement ? », s’est demandé Marine Le Pen.

La présidente du FN n’est pas la seule dans son camp à avoir réagi à ce projet de loi. Le député FN Bruno Bilde a ainsi estimé qu’Emmanuel Macron « veut en réalité museler la parole libre qui s’exprime sur le net ».

Le président du Front national de la jeunesse (FNJ), Gaëtan Dussausaye, a également exprimé son inquiétude. « Et les médias qui nient les ravages de l’immigration, taisent le développement de l’islamisme sur notre sol, chantent les louanges de l’UE et de la Finance… Poules à fake news ou non ? », s’est-il demandé.