«Nous sommes fiers de vous», Macron réveillonne avec les troupes au Niger

ARMEE Le président français l'a assuré, l'effort contre les djihadistes au Sahel «sera maintenu»...

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron a réveillonné avec des centaines de soldats français déployés au Niger, le 22 décembre 2017.
Emmanuel Macron a réveillonné avec des centaines de soldats français déployés au Niger, le 22 décembre 2017. — LUDOVIC MARIN / AFP

Emmanuel Macron a réveillonné avant l’heure vendredi avec des centaines de soldats français déployés au Niger, leur assurant que « l’effort » sera « maintenu » en 2018 pour lutter contre les groupes djihadistes au Sahel.

« C’est une immense fierté » d’être là avec vous ce soir «, a déclaré Emmanuel Macron, qui avait tenu à respecter la tradition présidentielle de rendre visite aux troupes à l’étranger à l’occasion des fêtes de fin d’année. » Pour vous, la trêve (de Noël) n’est pas permise et cela nous ne l’oublions pas «, leur a-t-il dit devant le foyer de cette vaste base installée au bout de l’aéroport de la capitale nigérienne. » Nous avons une pensée pour vos familles, elles portent le poids de votre absence. Elles méritent notre reconnaissance et notre soutien", a-t-il ajouté, le ton grave.

« Joyeux anniversaire »

Après la Marseillaise, le président a pris place, au milieu des soldats, pour le dîner de gala spécialement préparé par le chef de l’Elysée, Guillaume Gomez, arrivé de Paris la veille.

Avec des produits entièrement offerts par les grossistes du marché de gros de Rungis, près de Paris, le chef a préparé un menu de haut vol : pâté en croûte Elysée veau-foie gras, volaille des Hautes-Pyrénées rôtie aux morilles et plateau de fromages de toutes les régions françaises.

Le repas s’est terminé par un « Joyeux anniversaire » chanté par l’assistance au lendemain des 40 ans d’Emmanuel Macron. « Je suis très ému », a déclaré ce dernier, avant de découper un grand gâteau bleu-blanc-rouge.

Le chef de l’Etat a ainsi soigné l’armée, cinq mois après le trouble provoqué par la démission choc du chef d’Etat major, le général Pierre de Villiers, en désaccord sur des coupes budgétaires. Son successeur, le général François Lecointre, est présent à Niamey.

« La lutte au Sahel, une priorité »

« J’ai confiance en vous », en particulier pour mener à bien la lutte au Sahel, qui « est une priorité » car « c’est là que se joue notre sécurité, l’avenir d’une partie du continent africain ». « Nous ne devons pas laisser le Sahel aux organisations terroristes (…) (il ne faut pas) que nous leur cédions la moindre once de territoire », a-t-il ajouté, accompagné de la ministre des Armées Florence Parly.

Pour lui, l’action engagée depuis 2014, par l’intervention Serval au Mali puis par Barkhane, a « porté des coups d’arrêt significatifs aux groupes » djihadistes, qui ne sont « plus capables d’ébranler un Etat ».

Désormais, « dispersés en bandes mobiles », ils « cherchent à frapper de manière asymétrique » dans cet immensité désertique où « le moindre acacia est une cache potentielle », a-t-il dit. C’est pour cela, a-t-il ajouté, que « l’effort sera maintenu, fortement » en 2018, avec « la volonté : obtenir des victoires claires, importantes, face à l’ennemi », a ajouté le président français.