Elections, éclats et poignée de main... L'année politique 2017 en GIF

IMAGES Les grands moments politiques de l'année 2017 en GIF, sélectionnés par «20 Minutes»...

Anne-Laetitia Beraud
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Une foule devant un écran annonçant la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle, le 7 mai 2017 à Paris
Une foule devant un écran annonçant la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle, le 7 mai 2017 à Paris — JOLY LEWIS/REVELLI-BEAUMONT/SIPA

Bientôt la fin de l’année 2017. Une année fofolle en politique, avec une campagne hors-norme qui a vu Emmanuel Macron, quasi-inconnu en 2016, devenir président de la République. Présidentielle, législatives, début de mandat, grandes déclarations, 20 Minutes vous propose un résumé en gifs de ce marathon politique…



A la suite de la renonciation de François Hollande, le Parti socialiste organise en catastrophe une primaire fin décembre 2016. Sept sur la ligne de départ, deux hommes, et surtout deux lignes vont s’affronter : Manuel Valls, à la droite du PS, face à Benoît Hamon, plus à gauche. L’ancien Premier ministre de François Hollande est largement battu le 26 janvier : Benoît Hamon sera le candidat du PS à l’élection présidentielle.



Le 25 janvier, un papier du Canard enchaîné va fracasser la campagne de François Fillon, candidat du parti Les Républicains. L’hebdo révèle que l’homme politique aurait employé fictivement son épouse Penelope pendant des années. C’est le début de la lessiveuse du Penelopegate. Le 1er mars, François Fillon annonce qu’il maintient sa candidature à la présidentielle malgré sa convocation par les juges en vue d’une mise en examen « Je ne céderai pas, je ne me rendrai pas, je ne me retirerai pas », lance-t-il alors. Le 5 mars, place du Trocadéro, le candidat organise un rassemblement alors que ses soutiens le quittent un à un. Il maintient sa candidature jusqu’à l’élection.



Deux femmes et neuf hommes obtiennent les 500 parrainages nécessaires pour être candidat à l’élection présidentielle, a annoncé le Conseil constitutionnel le 18 mars. Les onze prétendants sont : Nathalie Arthaud (LO), François Asselineau (UPR), Jacques Cheminade (Solidarité et progrès), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), François Fillon (Les Républicains), Benoît Hamon (Parti socialiste), Jean Lassalle (Résistons), Marine Le Pen (Front national), Emmanuel Macron (En Marche), Jean-Luc Mélenchon (France insoumise) et Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste).



A l’issue d’une campagne rocambolesque, le premier tour, le 23 avril, donne le nom des duellistes pour l’Elysée : ce sera Emmanuel Macron (24,01 %) et Marine Le Pen (21,30 %). Suivent de près François Fillon (20,01 %) et Jean-Luc Mélenchon (19,58 %). ​



En position de challenger, Marine Le Pen s’effondre lors de l’entre-deux-tours lors à l’issue d’un débat agressif et inaudible. Le 7 mai, Emmanuel Macron gagne l’élection présidentielle avec 63,10 % des suffrages exprimés, contre 33,9 % pour Marine Le Pen. Le candidat d’En Marche, qui va devenir le huitième président de la Ve République, fête alors sa victoire au Louvre.



Elu, Emmanuel Macron débute son mandat en rencontrant les dirigeants du monde. L’entrevue avec Donald Trump, nouveau président des Etats-Unis, est scrutée fin mai pour les poignées de main échangées façon bourrin. Cette attitude présage-t-elle de la suite des relations entre les deux pays ?



Entre confiance et défiance avec l’allié américain, et son président… Donald Trump annonce le 1er juin son intention de faire sortir les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat. Jugeant que le dirigeant a commis « une erreur » pour les intérêts de son pays et « une faute » pour la planète, Emmanuel Macron appelle les scientifiques américains à venir travailler en France. Dans un discours, il lance : « Make our planet great again », paraphrasant le slogan de Donald Trump (« Make America great again »). La suite paraît (presque) plus apaisée entre les deux présidents. Invité lors de la célébration du 14-Juillet, Donald Trump confie avoir adoré le défilé et estime qu’Emmanuel Macron est « un gars bien »…



Troisième round d’élections du marathon de l’année, après les primaires et la présidentielle : place aux élections législatives des 11 et 18 juin, et le déferlement d’une vague de candidats se revendiquant En Marche. Le PS, après un score historiquement bas à la présidentielle (6,36 %) s’effondre en juin à l’Assemblée nationale. Manuel Valls avait prédit au lendemain de la présidentielle : « ce Parti socialiste est mort, il est derrière nous ». Criblé de dettes, le parti à la rose annonce vouloir vendre son siège, rue de Solférino à Paris.



Fragilisés par l’affaire des assistants parlementaires du Modem, François Bayrou, Marielle Sarnez et Sylvie Goulard quittent le gouvernement les 20 et 21 juin. Le chef de file centriste, qui avait rallié Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, retourne à la mairie de Pau.



L’été sera chaud. Et l’une des polémiques de juillet concerne l’annonce, par le gouvernement, de la baisse de 5 euros des aides au logement (APL). A l’Assemblée nationale, les députés de la France insoumise, menés par Jean-Luc Mélenchon, brandissent un panier de courses pour dénoncer la politique budgétaire de l’exécutif.



Du côté de l’Elysée, l’Europe constitue l’un des gros dossiers d’Emmanuel Macron : les négociations du Brexit patinent depuis des mois entre Londres et Bruxelles. Les dirigeants français, allemand et britannique se rencontrent le 19 octobre à Bruxelles pour un sommet européen, durant lequel ils tentent, une nouvelle fois, de débloquer les négociations. ​


A droite, Laurent Wauquiez est largement élu le 10 décembre président du parti Les Républicains, succédant à Nicolas Sarkozy. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui rêvait de présider le parti depuis 2014, a pour mission de redéfinir et relancer le mouvement profondément divisé.

>> Et vous, quels sont les événements politiques qui vous ont marqué cette année ? Dites-nous tout dans les commentaires ci-dessous..