VIDEO. Vol à 350.000 euros: Edouard Philippe «assume complètement» le recours à un avion privé

POLEMIQUE « Je comprends parfaitement à la fois la surprise et les interrogations que se posent les Français », a toutefois déclaré le Premier ministre…

20 Minutes avec AFP

— 

Le Premier ministre Edouard Philippe le 12 décembre 2017 à l'Assemblée nationale
Le Premier ministre Edouard Philippe le 12 décembre 2017 à l'Assemblée nationale — PDN/SIPA

Après la polémique, il se défend. Edouard Philippe a déclaré qu'il « assumait complètement » le recours à un vol privé à 350.000 euros entre Tokyo et Paris pour le ramener, lui et sa délégation, de Nouvelle-Calédonie, a-t-il affirmé ce mercredi matin, reconnaissant qu’il est « compliqué » et « cher » de déplacer un Premier ministre.

« C’est compliqué de déplacer le Premier ministre, et c’est cher. Je comprends parfaitement à la fois la surprise et les interrogations que se posent les Français », a-t-il déclaré sur RTL, justifiant notamment le vol par le besoin d’être de retour en métropole avant le départ d’Emmanuel Macron en Algérie le 6 décembre.

« J’essaye de faire en sorte de limiter au maximum ces frais »

« On savait qu’il n’y avait pas de vol commercial à l’heure où on allait rentrer. Et on savait qu’il fallait rentrer pour un élément impératif qui est que le président partait le mercredi matin de notre retour », s’est-il défendu. « La règle, c’est que dans toute la mesure du possible, on essaie de faire en sorte que le Premier ministre ou le président de la République soit sur le territoire national », a plaidé Edouard Philippe.

>> A lire aussi : Edouard Philippe et sa délégation se font un Tokyo-Paris pour 350.000 euros

« J’essaye de faire en sorte de limiter au maximum ces frais. Par exemple, le voyage en Nouvelle-Calédonie a coûté très cher, mais il a coûté 30 % moins cher que le voyage de mon prédécesseur en Nouvelle-Calédonie », a également déclaré Edouard Philippe.

Dans la nuit du 5 au 6 décembre, lors d’une escale technique à Tokyo d’un A340 de l’armée de l’air qui le ramenait avec plusieurs ministres et une soixantaine de personnes en métropole, le Premier ministre et une large partie des passagers ont embarqué dans un autre A340 aux sièges de première classe, loué par Matignon à une entreprise privée pour 350.000 euros. Cet avion s’est posé à Paris à 7h30 deux heures avant l’autre A340 de l’armée, arrivé quasiment à vide.