Emmanuel Macron à Bruxelles , 15/12/2017
Credit : Frederic Sierakowski / Isopix
Emmanuel Macron à Bruxelles , 15/12/2017 Credit : Frederic Sierakowski / Isopix — SIPA

INTERNATIONAL

«Il faudra parler à Bachar et à ses représentants», affirme Emmanuel Macron

Lors de son entretien sur France 2, le président a évoqué sa position sur le dossier syrien...

Sa priorité, c’est la lutte contre le terrorisme. Voilà ce qu’a martelé Emmanuel Macron dans une interview diffusée dimanche sur la chaîne de télévision France 2. Il estime que la guerre en Syrie contre le groupe Etat islamique (EI) sera « gagnée d’ici mi, fin février », mais qu’il « faudra » alors parler au président al-Assad, « Le 9 décembre, le Premier ministre irakien (Haider al-Abadi) a annoncé la victoire face à Daesh et je pense que, d’ici mi, fin février, nous aurons gagné la guerre en Syrie », a insisté le président.

Emmanuel Macron avait déjà indiqué il y a quelques jours que les opérations militaires contre Daesh allaient se poursuivre jusqu’à « mi, fin-février » en Syrie, contredisant ainsi la Russie qui a affirmé ce pays « totalement libéré » de DaeshLe président a par ailleurs estimé qu’il « faudra parler » avec le président syrien Bachar al-Assad, dont le départ immédiat est réclamé par de nombreux opposants.

Bachar El Assad devra « répondre de ses crimes »

« Bachar est l’ennemi du peuple syrien. Mon ennemi, c’est Daesh », a souligné le président. «Bachar al-Assad sera là. Il sera là aussi car il est protégé par ceux qui, sur le terrain, ont gagné la guerre aussi, que ce soit l’Iran, la Russie, donc on ne peut pas dire qu’on ne veut pas parler avec lui ou ses représentants », a-t-il martelé.

« Donc il faudra parler à Bachar et à ses représentants », a poursuivi le président, soulignant que cela n’empêchera pas le dirigeant syrien, accusé de nombreuses exactions, de « répondre de ses crimes devant son peuple, devant la justice internationale ». « Dans le processus que la France souhaite voire émerger en début d’année prochaine, il y aura des représentants de Bachar, mais je souhaite aussi et surtout qu’il y ait des représentants de toutes les oppositions, y compris de ceux qui ont quitté la Syrie pour leur sécurité à cause de Bachar et non de Daesh », a ajouté Emmanuel Macron.