Frais de mandat: Les députés pourront désormais se faire rembourser la location d'un logement à Paris

HEBERGEMENT La location plutôt que l’hôtel, c’est le nouveau régime auquel seront soumis les députés dès l’année prochaine…

D. D.

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Florian Bachelier (LREM), premier questeur de l'Assemblée nationale.
Florian Bachelier (LREM), premier questeur de l'Assemblée nationale. — JACQUES DEMARTHON

Peut-on faire des économies en logeant un député à Paris dans un appartement plutôt qu’à l’hôtel ? La réponse est oui selon le premier questeur de l’Assemblée nationale, Florian Bachelier (LREM).

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Il a écrit ce jeudi à ses collègues députés, un courrier en ce sens les informant des nouvelles dispositions applicables au 1er janvier 2018. Les députés pourront ainsi désormais louer un logement à Paris « dont le loyer sera pris en charge par le budget de l’Assemblée nationale », selon les informations rapportées par l'Opinion ce jeudi. Le montant est plafonné à 1.200 euros par mois.

Le « budget hôtellerie mensuel d’un député est de 3 200 euros »

Au-delà, la somme sera déduite de l’avance sur frais, la nouvelle version de l’indemnité représentative des frais de mandat (IRFM). Aujourd’hui, les députés disposent de trois options, rappelle le quotidien libéral : le bureau avec couchage, une chambre dans la résidence de l’Assemblée ou l’hôtel. La baisse des frais est la motivation principale de cette nouvelle mesure, mais le « nomadisme inconfortable » des députés a aussi été pris en compte.

Aujourd’hui, le « budget hôtellerie mensuel d’un député est de 3.200 euros », poursuit l’Opinion. La nouvelle possibilité de louer un pied-à-terre parisien (locations de courte durée, appart-hôtels ou studios) devrait donc permettre des économies substantielles. D’autant qu’avec la fin du cumul des mandats, les députés sont de plus en plus souvent présents dans la capitale.