NDDL: Le porte-parole des Républicains prédit «une capitulation inédite» de «l'Etat de droit»

ENVIRONNEMENT « Qui décide en France ? 200 zadistes activistes ? La loi du plus fort ? L’anarchie ? Ou l’Etat de droit et l’autorité de la République ? », a lancé Guillaume Peltier...

20 Minutes avec AFP
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Guillaume Peltier, porte-parole des Républicains
Guillaume Peltier, porte-parole des Républicains — Jacques Witt / Sipa/SIPA

Quel sera l’épilogue du dossier Notre-Dame-des-Landes (NDDL) ? Pour le porte-parole des Républicains (LR), Guillaume Peltier, on se dirige vers une « capitulation inédite » de « l’Etat de droit », à quelques heures de la remise du rapport de médiation sur le projet d’aéroport.

« Quand j’écoute le président de la République, les déclarations de son porte-parole, Benjamin Griveaux, ou le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, je dis que nous sommes à la veille d’une capitulation politique et démocratique inédite sous la Ve République », a déclaré Guillaume Peltier sur Cnews ce mercredi.

Une « décision définitive » promise par Emmanuel Macron « au plus tard en janvier »

« Qui décide en France ? 200 zadistes activistes ? La loi du plus fort ? L’anarchie ? Ou l’Etat de droit et l’autorité de la République ? », a lancé le député du Loir-et-Cher qui demande à Emmanuel Macron « d’évacuer les 1.000 hectares dirigés par les zadistes ».

Y compris avec la force armée ? « Evidemment », a répondu ce soutien de Laurent Wauquiez. « Un président de la République, c’est un homme qui respecte la démocratie et la décision du peuple », a-t-il dit en référence au référendum local de 2016 qui a validé le projet de nouvel aéroport à 55 %.



Les trois médiateurs chargés de sortir de l’impasse le dossier de Notre-Dame-des-Landes remettent ce mercredi leur rapport à Edouard Philippe, avant une « décision définitive » promise par Emmanuel Macron « au plus tard en janvier » sur la construction ou non de l’aéroport.

Selon Guillaume Peltier, il s’agit plutôt d’un « rapport de militants », car sur ces trois médiateurs, « deux, Michel Badré et Gérard Feldzer, sont des proches identifiés, caractérisés, de Nicolas Hulot, de sa fondation et des associations écologistes ». « C’est ça la démocratie ? C’est ça l’indépendance ? C’est ça la neutralité ? », a-t-il interrogé.