Assistants d'eurodéputés FN: Le Front national mis en examen

JUSTICE Marine Le Pen avait déjà été mise en examen le 30 juin pour abus de confiance et complicité d’abus de confiance...

20 Minutes avec AFP

— 

L'hémicycle du Parlement européen à Strasbourg
L'hémicycle du Parlement européen à Strasbourg — FREDERICK FLORIN / AFP

L’enquête sur des emplois fictifs présumés d’assistants parlementaires de députés européens FN progresse.

Le Front national a ainsi été mis en examen le 30 novembre pour complicité et recel d’abus de confiance, a déclaré ce mardi le trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just.

Dix-sept eurodéputés visés par l’enquête

« C’est la suite logique de la procédure », a déclaré le responsable frontiste, confirmant une information du quotidien Le Monde. Dix-sept eurodéputés ou ex-eurodéputés FN, dont la présidente frontiste  Marine Le Pen et son père Jean-Marie, sont visés par l’enquête, ouverte en 2015, qui porte sur au moins une quarantaine d’assistants parlementaires. L’enquête cherche à démontrer si les salaires versés sur des fonds européens à des assistants d’élus FN au Parlement européen pourraient avoir été affectés à d’autres tâches.

>> A lire aussi : Assistants parlementaires FN: Marine Le Pen a plaidé «l'incompétence» de la justice devant les magistrats

« Cette mise en examen permettra au Front national de démontrer que pas un centime n’a été détourné », s’est défendu la formation politique dans un communiqué.

Marine Le Pen a été mise en examen le 30 juin pour abus de confiance et complicité d’abus de confiance. Le siège du parti à Nanterre, en banlieue parisienne, avait été perquisitionné en février 2016 et de nouveau en février 2017 dans le cadre de cette enquête.