Nord: La députée LREM embauche son prédécesseur et ancien compagnon

POLEMIQUE Catherine Osson, députée La République en Marche du Nord, assume son choix…

20 Minutes avec agence

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Catherine Osson a recruté comme assistant parlementaire son ancien compagnon, Dominque Baert (illustration assemblée nationale).
Catherine Osson a recruté comme assistant parlementaire son ancien compagnon, Dominque Baert (illustration assemblée nationale). — NICOLAS MESSYASZ / SIPA

Le parti du président La République en marche (LREM) exerce-t-il la politique d’une manière « nouvelle », comme cela est souvent affirmé ? Selon ses opposants, la réponse est clairement non. En témoigne la polémique autour de la députée de la 8e circonscription du Nord, Catherine Osson, qui a embauché son prédécesseur et ancien compagnon en tant qu’assistant parlementaire, rapporte samedi La Voix du Nord.

« Je n’ose pas y croire… »

Dominique Baert a ainsi été recruté pour un CDD d’un mois auprès de la députée. « Il est venu plusieurs fois à l’Assemblée, il m’a aidée à préparer mes interventions, à rédiger des amendements, il a répondu à beaucoup de sollicitations », a déclaré Catherine Osson.

Les opposants de l’élue et de son ancien compagnon, qui est aussi l’actuel maire de Wattrelos, n’ont pas hésité à dénoncer un geste en contradiction avec la volonté de changement des pratiques politiques prônée par le parti présidentiel. « Le "nouveau monde" Catherine Osson ? Dominique Baert est-il réellement votre collaborateur ? Je n’ose y croire… », a ainsi ironisé sur Twitter Léonard Delcourt, l’ancien candidat Les Républicains (LR) aux élections législatives.

2.000 euros de salaire

Mais ce début de polémique n’a, semble-t-il, pas atteint la députée membre de la commission des finances. Cette dernière a affirmé avoir engagé Dominique Baert pour l’aider lors de l’examen du projet de loi sur le budget 2018. « Ce n’est pas un secret, je ne suis pas une spécialiste. Lui est compétent dans ce domaine, et il m’a en quelque sorte mis le pied à l’étrier », a-t-elle expliqué.

Le collaborateur a ainsi touché un salaire de 2.000 euros pour ce CDD d’un mois, une manière de « formaliser les choses » selon Catherine Osson.

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