Smic: Le gouvernement est «attaché» à une progression automatique

SALAIRE MINIMUM « Tout travail doit être rémunéré par un salaire juste et décent », explique le ministère du Travail…

20 Minutes avec AFP

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Smic - Illustration
Smic - Illustration — ALLILI MOURAD/SIPA

Le gouvernement est « attaché » à une progression automatique du Smic et relève que tout travail doit être rémunéré par un salaire « juste et décent », a indiqué ce mercredi le ministère du Travail, après un rapport du groupe d’experts préconisant une réforme du salaire minimum.

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« C’est un rapport d’experts indépendants », souligne le ministère, à propos du groupe d’experts sur le Smic, qui s’est prononcé, une fois de plus, contre un « coup de pouce » au 1er janvier, ce que l’Etat n’a pas fait depuis 2012. Ces économistes jugent également « nécessaire » de « réformer » la formule de calcul du salaire minimum, préconisant deux options : indexer le Smic sur l’inflation seulement ou « supprimer toute règle d’indexation obligatoire ».

Le Smic, « pierre angulaire » du modèle social français

Les règles actuelles de revalorisation « visent légitimement à préserver le pouvoir d’achat des travailleurs au Smic. Le gouvernement est attaché au principe d’une progression automatique », souligne le ministère du Travail. Il ajoute que le Smic « est une pierre angulaire » du modèle social français et que « tout travail doit être rémunéré par un salaire juste et décent ».

Le ministère souligne toutefois que ces propositions sur l’indexation « s’intégreront » dans les réflexions en cours, notamment sur « le développement de l’intéressement - participation ».

Une augmentation de 0,93 % en 2017

Le niveau de la revalorisation du Smic pour 2018 sera annoncé d’ici le 20 décembre, précise le ministère. Lors de la dernière revalorisation, le 1er janvier 2017, le Smic avait augmenté de 0,93 %, atteignant 1.480,27 euros brut mensuels (9,76 euros de l’heure) et 1.151,50 euros net.

A défaut de coup de pouce, il bénéficie chaque année d’une hausse mécanique, calculée selon deux critères : l’inflation constatée pour les 20 % de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé.