Jean-Luc Mélenchon lance une pétition pour «un conseil de déontologie du journalisme»

PETITION Jean-Luc Mélenchon avait accusé lundi France 2 de lui avoir tendu un « traquenard médiatique » dans l’ Emission politique…

20 Minutes avec AFP
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Jean-Luc Mélenchon sur le plateau de France 2 le 30 novembre 2017.
Jean-Luc Mélenchon sur le plateau de France 2 le 30 novembre 2017. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Jean-Luc Mélenchon est favorable à « un recours pour faire respecter (le) droit à une information objective ». Le leader de la France Insoumise a donc lancé ce mardi une pétition pour la création d’un « conseil de déontologie du journalisme ».

Après son passage jeudi dernier à l'Emission politique de France 2, le président du groupe LFI à l’Assemblée nationale avait accusé lundi la chaîne publique de lui avoir tendu un « traquenard médiatique » et plaidé pour la création d’un « tribunal professionnel » des médias pour sanctionner symboliquement « les menteurs, les tricheurs, les enfumeurs ».

Un conseil déjà existant en Belgique

Relevant dans le texte de la pétition, postée mardi en son nom sur la plate-forme change.org, que les « médias et la presse jouent un rôle majeur dans la vie démocratique (mais) ont aussi le pouvoir de façonner le débat public », Jean-Luc Mélenchon a estimé que « les fautes déontologiques » dont s’est, selon lui, rendue coupable France 2 à son égard « sont récurrentes dans cette émission » et « d’une façon générale ».

« Les citoyens n’ont aucun moyen d’obtenir une rectification publique en cas de mensonge ou de duperie médiatique », regrette-t-il, rappelant que « cela ne fait pas partie des missions du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ».

« C’est un manque en République », tranche le député des Bouches-du-Rhône, ajoutant qu’un tel conseil existe en Belgique. « Tous les citoyens belges peuvent saisir cet organe en cas de manquement à la déontologie dans un reportage, une émission ou un article. Le média responsable est alors obligé de publier un rectificatif », détaille-t-il.

Pour la France, les quelque 5.500 signataires peu avant 14h30 réclament qu’il soit composé de « représentants des usagers des médias et de représentants des journalistes, y compris les précaires et pigistes ». « Ainsi, les citoyens disposeraient d’un recours pour faire respecter leur droit à une information objective », ajoutent-ils.