Jean-Luc Mélenchon assimile Manuel Valls à « l’extrême droite » quand il parle d'« un problème avec les musulmans »

POLITIQUE Le leader de la France insoumise était l'invité de l'émission de France 2...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon, La France Insoumise (LFI), photographié le 21 novembre 2017.
Jean-Luc Mélenchon, La France Insoumise (LFI), photographié le 21 novembre 2017. — AFP

Jean-Luc Mélenchon a estimé jeudi que Manuel Valls était d'« extrême droite » quand l’ancien Premier ministre parle d'« un problème avec les musulmans ».

« Les musulmans font l’objet en tant que religion d’un montré du doigt permanent dont l’origine était le Front national », a déclaré le député des Bouches-du-Rhône sur le plateau de l’Émission politique de France 2. « Et puis on a vu se rallier des gens (qu') on ne s’attendait absolument pas (à) trouver dans cette armée, des gens comme Valls », a-t-il poursuivi au cours d’un débat avec Philippe Val, l’ancien directeur de Charlie Hebdo.

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« C’est une position d’extrême droite »

Ce dernier s’est étonné : « mais Valls n’est pas d’extrême droite ! ». « Ah bon ? », a répondu Jean-Luc Mélenchon, « mais quand il dit qu’il y a un problème avec les Musulmans, si ce n’est pas d’extrême droite, ça veut dire quoi être d’extrême droite ? ».

Il a rappelé qu’en Espagne récemment, l’ancien Premier ministre devenu député apparenté La République en marche, a « dit qu'+ il y a un problème avec les Musulmans + ». « C’est une position d’extrême droite », a-t-il estimé.

 

« Il n’y a pas un problème avec les Musulmans, il y a un problème avec l’islamisme politique », a-t-il poursuivi, assurant avoir « combattu » Manuel Valls, « partout, tout le temps, sans trêve, au prix de me fâcher avec mes amis ».

« Et parmi l’islamisme politique, il y a les terroristes et je suis pour qu’on mène la guerre aux actes terroristes », a-t-il conclu. Manuel Valls a multiplié ces derniers temps les invectives contre la députée LFI de Paris Danièle Obono, dont il juge les positions « anti-républicaines », et a reproché dimanche à M. Mélenchon d’être « prisonnier des personnalités de sa formation politique ».