VIDEO. La plainte pour harcèlement contre le député Arend a été motivée par «un effet d’aubaine»

JUSTICE « Le fait de donner un tel écho à une affabulatrice peut avoir un effet terrible sur les vraies victimes », a plaidé Christophe Arend…

20 Minutes avec AFP

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Christophe Arend lors des questions au gouvernement à l'Assemblée
Christophe Arend lors des questions au gouvernement à l'Assemblée — Jacques Witt/SIPA

La plainte déposée contre le député LREM Christophe Arend pour harcèlement et agression sexuelle par une ancienne collaboratrice, et classée sans suite, a été motivée par « un effet d’aubaine » qui peut nuire à la parole des « vraies victimes », a dénoncé ce jeudi l’élu de Moselle.

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« S’il n’y avait pas eu l'affaire Weinstein, je ne pense pas que derrière il y aurait eu une médiatisation aussi importante, que l’affaire aurait eu un tel retentissement parce qu’elle repose sur du vent », a-t-il dit lors d’une conférence de presse avec son avocat à Metz.

 

 

L’élu « traîné dans la boue »

« Il faut mettre un cadre au tribunal médiatique. Le fait de donner un tel écho à une affabulatrice peut avoir un effet terrible sur les vraies victimes, qui vont être enclines à se dire : "Il y a encore une fois une affaire classée sans suite, moi je vais pas y aller, à quoi ça sert d’y aller ?" », a plaidé Christophe Arend.

« Tout s’est passé en 72 heures. Il a été traîné dans la boue, on a dit de lui que c’était un "salaud", que c’était une personne abjecte, un harceleur. En gros, que c’était un Weinstein », a ajouté son avocat, Me Bertrand Cohen-Saban. La plainte déposée par le député mosellan pour « dénonciation calomnieuse » est maintenue et, parallèlement, l’ancienne collaboratrice fera l’objet d’une citation à comparaître devant le tribunal correctionnel.

L’affaire classée sans suite

« Nous demanderons des dommages et intérêts (…) nous reverserons ce montant-là aux associations pour qu’elles puissent faire dignement valoir les intérêts des victimes », a annoncé Me Cohen-Saban.

L’ancienne collaboratrice encourt « cinq ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende », selon le conseil. Mercredi, le parquet de Sarreguemines a classé sans suite la plainte déposée mi-octobre par une ancienne attachée parlementaire de M. Arend, en raison du « comportement ambigu » de la plaignante.