VIDEO. Macron juge «ridicule» la polémique sur sa blague au Burkina Faso

DIPLOMATIE Des politiques ont dénoncé une plaisanterie «scandaleuse», «à la limite du racisme»...

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron lors de la conférence de presse mouvementée de l'université de Ouagadougou le 28 novembre 2017.
Emmanuel Macron lors de la conférence de presse mouvementée de l'université de Ouagadougou le 28 novembre 2017. — JACQUES WITT/SIPA

Il se défend. Emmanuel Macron a jugé « ridicule » mercredi soir la polémique à propos de sa boutade visant son homologue burkinabè, soulignant qu’il serait « étrange de considérer qu’on ne peut pas faire d’humour avec un dirigeant africain ».

Interrogé sur un possible impair, Emmanuel Macron a répondu sur France 24/RFI : « Nous plaisantons ! Cela l’a fait rire, tout ça est ridicule ! Le rire est une relation d’égal à égal ». « Considérer qu’on ne peut pas faire de l’humour avec un dirigeant africain, ce serait étrange. J’en fais avec des dirigeants européens, je considère le président Kaboré de la même façon », a-t-il poursuivi lors d’un point de presse à Abidjan en marge du sommet Europe-Afrique.

« A la limite du racisme », selon Dupont-Aignan

La veille, pendant le débat avec des étudiants à Ouagadougou, le président français avait plaisanté sur le dirigeant du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, qui s’était absenté quelques minutes.

Interrogé sur les coupures d’électricité qui affectent la climatisation de l’université, Emmanuel Macron avait répliqué à une étudiante : « Mais moi je ne veux pas m’occuper de l’électricité (…), c’est le travail du président du Burkina Faso ! ». C’est alors que son homologue s’est levé et a brièvement quitté la salle. « Du coup il s’en va… Reste là ! », lui a enjoint Emmanuel Macron, provoquant les rires de l’assistance, avant d’ajouter en souriant : « Du coup il est parti réparer la climatisation ! ».

Cette plaisanterie n’a pas été du goût de tout le monde. Nicolas Dupont-Aignan a jugé qu’elle était « à la limite du racisme ». Et le vice-président du Front national, Nicolas Bay, l’a trouvée « scandaleuse ».