Harcèlement sexuel: La plainte visant le député LREM Christophe Arend classée sans suite

JUSTICE Selon les enquêteurs, il y a «de nombreuses incohérences et contradictions dans les déclarations de la plaignante»...

20 Minutes avec AFP
Christophe Arend est candidat dans la 6e circonscription de Moselle face à Florian Philippot.
Christophe Arend est candidat dans la 6e circonscription de Moselle face à Florian Philippot. — BNOU MARZOUK

La plainte pour « harcèlement​ et agression sexuelle » visant le député LREM de Moselle, Christophe Arend, a été classée sans suite mercredi en raison du « comportement ambigu » de la plaignante, a-t-on appris auprès du parquet de Sarreguemines.

Les auditions de « nombreux témoins », pendant cinq semaines « d’enquête approfondie, ont permis de mettre en lumière de nombreuses incohérences et contradictions dans les déclarations de la plaignante », a indiqué à l’AFP le procureur de la République à Sarreguemines, Jean-Luc Jaeg. Le député de Moselle a été entendu vendredi, ont indiqué des sources concordantes.

« Des avances faites par la plaignante au député, et pas l’inverse »

Les enquêteurs ont en outre récupéré un « nombre assez important de messages échangés entre la plaignante et le député ». « Il ressort de ces échanges que la plaignante a envoyé de nombreux messages à connotation sexuelle à M. Arend », a souligné le procureur. « Certains messages envoyés par la plaignante au député s’interprètent plutôt comme des avances faites par la plaignante au député, et pas l’inverse », a précisé Jean-Luc Jaeg.

Une ancienne attachée parlementaire de Christophe Arend avait déposé plainte à la mi-octobre, l’accusant d’avoir multiplié « les remarques sexistes » mais aussi de l’avoir agressée sexuellement, et d’avoir « tout fait pour (la) faire craquer ». « Les enquêteurs n’ont également trouvé aucun message contenant des avances de la part de M. Arend envers la plaignante », a observé le magistrat.

La plainte pour « harcèlement et agression sexuelle » a donc été classée sans suite. Le député avait contesté, dans un courrier envoyé fin octobre aux élus de son groupe, « ces atrocités que l’on me prête de façon malveillante » et avait déposé plainte pour dénonciation calomnieuse. Il avait ajouté faire « pleinement confiance en la justice » et s’était dit « certain qu’elle saura(it), en temps utile, déclarer (s)on innocence ».