VIDEO. «La pratique de la non-mixité raciale n'est pas dangereuse», affirme la députée insoumise Danièle Obono

LA FRANCE INSOUMISE « À un moment, de quels outils on se dote pour pouvoir organiser des débats, pour pouvoir échanger et discuter ? », a lancé l’élue de Seine-Saint-Denis…

H. B.

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La députée LFI Danièle Obono à l'Assemblée nationale, le 3 octobre 2017.
La députée LFI Danièle Obono à l'Assemblée nationale, le 3 octobre 2017. — VILLARD/SIPA

L’Insoumise Danièle Obono fait à nouveau parler d’elle. Invitée de Sud Radio ce vendredi, la députée de la 17e circonscription de Paris était interrogée sur l’organisation par le syndicat Sud Education 93 d’ateliers « non-mixtes » déstinés aux enseignants. Elle a défendu le concept même de stage en non-mixité raciale.

« C’est une pratique qui existe dans beaucoup de mouvements, les mouvements féministes par exemple, les mouvements LGBT. À un moment, de quels outils on se dote pour pouvoir organiser des débats, pour pouvoir échanger et discuter ? », a expliqué l’élue de Seine-Saint-Denis.

« C’est un outil pédagogique pour pouvoir libérer la parole plus facilement »

« La pratique de la non-mixité n’est pas dangereuse dans le sens où c’est une pratique qui répond, à un moment donné, à des besoins d’une catégorie. Je reviens à l’exemple des mouvements féministes. Les personnes qui sont victimes de violence sur un certain nombre de questions vont avoir besoin de dire qu’il va falloir qu’on puisse discuter en se sentant en confiance », a poursuivi la députée de la France insoumise (LFI).

« Du coup, il faut le faire avec des personnes avec lesquelles on s’identifie, comme partageant le même type de problèmes. Dans ce cas-là, c’est plus un outil pédagogique pour pouvoir libérer la parole plus facilement ».

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En défendant ainsi les stages non-mixtes, Danièle Obono va à contre-courant de son mouvement politique. Le député LFI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière a exprimé ce mercredi sur LCP son opposition à ce type de réunion. « Par définition, une réunion syndicale, je souhaite qu’elle soit ouverte à tous les syndiqués et je ne souhaite pas que l’on mette en place un système où en quelque sorte, je vais le dire un peu simplement, en fonction de la couleur de la peau, on peut se réunir ou pas. Je ne suis pas d’accord », avait-il commenté.