Présidentielle des Républicains: Ils ne soutiendront pas Laurent Wauquiez (mais ils ne sont pas nombreux)

POLITIQUE Favori pour la présidentielle du parti, l’élu agace aussi dans son propre camp…

Caroline Girardon

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Laurent Wauquiez, favori à la présidence du parti des Républicains. J. Witt
Laurent Wauquiez, favori à la présidence du parti des Républicains. J. Witt — SIPA

Une élection courue d’avance ? Laurent Wauquiez est le grand favori de l’élection à la présidence des Républicains. Trois-quarts des sympathisants du parti voteraient pour lui, selon un sondage BVA, publié au mois de septembre.

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Qu’importe ! Certains, même s’ils sont peu nombreux, clament haut et fort qu’ils ne feront pas le choix de Wauquiez le 9 décembre. Y compris dans la région Auvergne-Rhône-Alpes que préside le principal intéressé. Gaël Perdriau, le maire LR de Saint-Etienne a été le premier à dégainer. L’élu ligérien a changé d’avis fin octobre, « choqué » par les propos de Laurent Wauquiez qui avait qualifié les villes de Firminy et Saint-Etienne de « quartiers perdus ».

« Je ne peux pas le laisser insulter ma ville »

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Estimant qu’il venait ainsi de « franchir la ligne jaune », Gaël Perdriau est resté sur sa position. « Je ne peux pas le laisser insulter ma ville et la population stéphanoise et aller le soutenir par mon vote. Ce n’est pas possible », a confirmé le maire, interrogé jeudi sur RTL.

Maël de Calan, l’anti Wauquiez pour ses soutiens

Pendant ce temps, d’autres s’activent pour faire campagne en faveur de Maël de Calan. Amadys Castanier, 23 ans, encarté depuis l’âge de 16 ans, milite dans le Rhône. Laurent Wauquiez, il le « connaît bien » pour avoir tracté en 2014 lors des Régionales. Aujourd’hui, il a tourné la page. « Je soutiens une droite plus ouverte et modérée que celle défendue par Laurent Wauquiez. Une droite moins clivante ». Et d’ajouter : « Les résultats à la Présidentielle ont montré qu’il fallait renouveler les politiques au sein des partis traditionnels ». Place au sang neuf. Et aux jeunes, résume le militant.

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Maël de Calan incarne à ses yeux l’opposé de Wauquiez, l’anti « à droite toute ». Celui avec lequel il n’y aura « aucune possibilité de rapprochement avec le FN ». « Dans l’entourage de Wauquiez, il y a encore des satellites du FN, des militants de sens commun par exemple. Et cela me dérange », conclut-il.