Contraint d’annoncer le revirement sur le nucléaire, Hulot a piqué une colère

PLANETE Le ministre a regretté une communication qui « avait l’air orchestrée »… 

C. Ape.

— 

Nicolas Hulot lors de la présentation du «plan climat», le 6 juillet 2017 à Paris.
Nicolas Hulot lors de la présentation du «plan climat», le 6 juillet 2017 à Paris. — AFP

Le 7 novembre, Nicolas Hulot annonçait que la France ne pourrait pas ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % en 2025 comme prévu dans la loi de transition énergétique, évoquant la nécessité de fixer une « date réaliste ».

Une décision qui a coûté au ministre de l’Ecologie, à en croire Le Point de ce jeudi. « Ça ne peut pas se passer comme ça ! Ça ne peut plus continuer comme ça ! », aurait-il lancé peu après son annonce. Et ce dernier de se confier à l’hebdomadaire : « J’assume cette décision, RTE [le gestionnaire du transport électrique] a décidé de publier son scénario à cette date-là, je ne pouvais pas rester sans commentaire », a-t-il lancé.

>> A lire aussi : La baisse à 50% du nucléaire repoussée, les associations écologistes en colère contre Nicolas Hulot

Une « mise en scène » dans laquelle Hulot « ne s’est pas reconnu »

« Le problème n’est pas là : la communication à la sortie du conseil n’était sans doute pas adaptée à un exercice de ce type. Cette salle où l’on m’a précipité sans même m’avoir laissé le temps de manger est terriblement rigide, contraignante, archaïque. Ça avait l’air orchestré. Il n’y avait pas besoin de cette mise en scène dans laquelle je ne me suis pas reconnu. Ça, ça m’a énervé ». Ambiance.

>> A lire aussi : Nicolas Hulot, critiqué par les écolos, va-t-il tenir un an au gouvernement?

Début novembre, le ministre avait expliqué qu’il préférait prendre le temps pour trouver une « date réaliste » pour que le nucléaire descende à 50 %. Pour l’instant, seule la fermeture des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) a été actée.