Rumeurs de baisse des retraites: La plupart des syndicats démentent

VIEILLESSE « Il n’est pas souhaitable, ni économiquement ni socialement, de baisser les pensions », a assuré le représentant du syndicat patronal, le Medef…

20 Minutes avec AFP

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Le logo des régimes de retraites complémentaires Agirc-Arrco
Le logo des régimes de retraites complémentaires Agirc-Arrco — Philippe Huguen AFP

Les partenaires sociaux se sont réunis ce mercredi au siège du Medef pour négocier les conditions de la fusion des régimes de retraites complémentaires Agirc (cadres) et Arrco (tous les salariés du privé), décidée il y a deux ans et harmoniser les droits des assurés. La CGT s’est d’emblée inquiétée d’une baisse future des pensions, de l’ordre de « 9 % sur à peine 15 ans » y compris pour les retraites déjà liquidées, selon sa représentante, Marie-José Kotlicki.

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Cette interprétation, relayée dans les médias ce mercredi, a été réfutée par tous les autres négociateurs. « Il n’est pas souhaitable, ni économiquement ni socialement, de baisser les pensions », a assuré le représentant du Medef, Claude Tendil, estimant qu’il faut « arrêter d’affoler les gens pour (…) faire pression sur le monde politique ».

Pour la CGT, la « valeur de service du point », qui permet de calculer les pensions, n’est pas « sanctuarisée » dans le projet d’accord et pourrait donc baisser, entraînant une diminution des pensions.

Désaccords sur la gouvernance

Il « s’agit de mettre en musique » l’accord signé le 30 octobre 2015 par le patronat et la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC pour renflouer les caisses des régimes de retraites complémentaires et qui prévoyait notamment la fusion de l’Agirc et de l’Arrco en janvier 2019, explique Serge Lavagna (CFE-CGC).

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Par exemple, l’âge auquel un veuf ou une veuve peut prétendre à une pension de réversion est de 55 ans à l’Arrco, de 60 ans à l’Agirc. Le projet mis sur la table prévoyait de fixer cet âge à 57 ans dans le régime unifié, mais le Medef a accepté mercredi de l’établir à 55, s’est réjoui Pascale Coton (CFTC).

Autre point abordé, la mise en place de deux nouvelles contributions fusionnant des cotisations existantes, dont certaines spécifiques aux cadres. Selon Philippe Pihet, celles-ci pourront faire des perdants chez 5 % d’assurés de l’Arrco (non-cadres) et chez un peu plus de la moitié des cadres au-dessus d’un certain plafond de revenus, avec un surplus de cotisation de 5 à 10 euros par mois.