Obésité : L’Assemblée durcit la « taxe soda » pour inciter les industriels à lever le pied sur le sucre

BUDGET DE LA SECU La nouvelle formule de la taxe soda votée à l'Assemblée a pour « seul objectif, celui d’aider la santé des enfants », et d’éviter « les risques d’obésité et de diabète de type 2 »...

20 Minutes avec AFP
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La « taxe soda » a pour objectif d'éviter « les risques d’obésité et de diabète de type 2 ». (image d'illustration)
La « taxe soda » a pour objectif d'éviter « les risques d’obésité et de diabète de type 2 ». (image d'illustration) — Mike Mozart/Flickr

Boisson trop sucrée, boisson plus taxée : au nom de la lutte contre l’obésité, l’Assemblée nationale a voté dans la nuit de jeudi à vendredi une nouvelle formule de la «  taxe soda » pour inciter les industriels à davantage de frugalité.

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Dans un large consensus, les députés ont voté par 80 voix contre trois un amendement porté par le rapporteur général du projet de budget de la Sécurité sociale, Olivier Véran (LREM, ex-PS). La mesure était aussi défendue par six des sept groupes politiques de l’Assemblée, LFI proposant pour sa part une nouvelle taxe.

Le nombre d’enfants obèses dans le monde a été multiplié par dix

Le dispositif a pour « seul objectif, celui d’aider la santé des enfants », et d’éviter « les risques d’obésité et de diabète de type 2 », a affirmé Olivier Véran, médecin de profession, qui s’était déjà engagé sous le précédent quinquennat sur ces questions.

En France, depuis 2013, l’ensemble des boissons contenant une quantité - même minime - de sucres ajoutés sont taxées à raison de 7,53 euros par hectolitres. Une formule qui n’incite pas les industriels à lever le pied, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de relever les taxes, forte du récent constat que le nombre d’enfants obèses dans le monde a été multiplié par dix en l’espace de quarante ans.

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L’amendement, remodelé depuis les travaux en commission, avec l’objectif affiché d’éviter les effets de seuil par une augmentation plus progressive, prévoit que la taxation se déclenchera à partir de 1 gramme de sucre pour 100 ml. Elle progressera jusqu’à une vingtaine d’euros par hl pour un produit dépassant 11 g de sucres ajoutés pour 100 ml.