«Dîner de cons», «effarant», «ridicule»… Les Républicains se déchirent après le raté sur l’exclusion des pro-Macron

POLEMIQUE Sur Twitter, Rachida Dati a dénoncé «une formidable adaptation du "Dîner de cons"» alors que les pro-Macron restent chez LR en attendant un nouveau bureau politique...

M.B.
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Laurent Wauquiez, président Les Républicains de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le 3 septembre 2017 au Mont Mezec
Laurent Wauquiez, président Les Républicains de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le 3 septembre 2017 au Mont Mezec — Alain ROBERT/SIPA

A peine croyable. Alors que le bureau politique des Républicains a approuvé mardi l’exclusion de ses cinq responsables pro-Macron, faute de quorum, la plus haute instance du parti devra se réunir à nouveau, le 31 octobre, pour « valider » leur éviction.

De quoi faire durer encore le feuilleton qui anime le parti. Car d’ici là, les ministres Edouard Philippe, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et les députés Thierry Solère et Franck Riester, tous Macron-compatibles, restent donc provisoirement chez Les Républicains.

Mais ce couac reste en travers de la gorge de nombreuses figures des Républicains. « C’est effarant ! Je n’ai même pas de mot pour dire à quel point tout ça est ridicule », a lâché le maire de Meaux Jean-François Copé selon Le Parisien. « Ça me fait pitié. Il faut mettre fin à cette comédie », a abondé Patrick Devedjian, le président Les Républicains du conseil départemental des Hauts-de-Seine à la sortie de la réunion.

«Parfois la politique ressemble à un mauvais gag»

« Parfois la politique ressemble à un mauvais gag et hier c’était le cas. On s’est retrouvés à compter des croix sur une feuille de présence », a reconnu Laurent Wauquiez sur France Inter.

L’un des proches conseillers d’Edouard Philippe s’en est donné à cœur joie.

Au-delà de ce raté, l’exclusion des cinq responsables pro-Macron, a accru encore un peu plus les divisions au sein du parti. Dans la soirée et en guise de protestation, l’eurodéputé et ancien ministre Alain Lamassourea annoncé qu’il quittait LR : « LR craint-il l’échec du gouvernement ou sa réussite ? En 2002, j’ai quitté le parti de François Bayrou parce que je souhaitais la réussite de Jacques Chirac et du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Aujourd’hui, je quitte LR parce que je souhaite la réussite du redressement de la France et de l’Europe engagé depuis le printemps. »

Rachida Dati a enfoncé le clou sur Twitter en résumant à sa manière cette drôle de soirée.