Affaire des attachés parlementaires: Le siège du MoDem perquisitionné

ENQUETE Le MoDem est soupçonné d’avoir fait payer par le Parlement européen des collaborateurs travaillant en fait pour le seul compte du parti…

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un véhicule de police.
Illustration d'un véhicule de police. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Une perquisition était en cours ce mercredi matin au siège du MoDem à Paris, dans le cadre de l’enquête sur des soupçons d’emplois fictifs d’attachés parlementaires, a indiqué une source proche de l’enquête. Une enquête préliminaire a été ouverte le 9 juin, après un signalement auprès du parquet de Paris d’un ancien salarié du MoDem, qui avait envoyé six élus au Parlement de Strasbourg entre 2009 et 2014.

A la suite de l’ouverture de l’enquête, François Bayrou, président du MoDem, et Marielle de Sarnez avaient quitté le gouvernement.

Une enquête spécifique visant le MoDem

L’affaire a débuté en mars par une dénonciation d’une élue du FN, Sophie Montel. Le parquet de Paris a alors ouvert une enquête préliminaire visant une vingtaine d’eurodéputés de tous bords, dont deux du MoDem. En juin, la polémique a rebondi : un ex-employé du parti centriste a fait un signalement au parquet de Paris, déclenchant l’ouverture d’une enquête spécifique sur le MoDem, qui a envoyé au total six élus au Parlement européen entre 2009 et 2014. Puis le parquet de Paris a ouvert fin juillet une information judiciaire contre X pour « abus de confiance, recel d’abus de confiance et escroqueries ».

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Les policiers de l’office anticorruption ont entendu plusieurs personnes, dont l’eurodéputé Jean-Luc Bennahmias, Matthieu Lamarre, Isabelle Sicart et Karine Aouadj, deux assistantes parlementaires, ainsi que l’ex-députée européenne Corinne Lepage.

Début septembre, François Bayrou, président du MoDem depuis 2007, avait affirmé que cette affaire était « un obstacle artificiel, inventé ». Il avait alors indiqué qu’il n’avait pas été « informé, convoqué ou entendu ».