PS: Le parti envisage de licencier une soixantaine de permanents

POLITIQUE Le parti doit gérer les conséquences de sa claque électorale du mois de juin...

20 Minutes avec AFP

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Le siège historique du PS, rue de Solférino à Paris
Le siège historique du PS, rue de Solférino à Paris — L. Petit-Felici

Les temps sont durs à Solférino. Le Parti socialiste envisage de conserver « un peu moins d’une quarantaine » de permanents sur la centaine employée au siège du parti, ce qui a pour conséquence une « soixantaine » de « départs contraints », a déclaré mardi le trésorier du PS Jean-François Debat.

Cette proposition, consécutive à la débâcle électorale des législatives, est « envisagée » et non « finalisée », a-t-il précisé lors d’une déclaration à la presse au siège du parti. Elle a été transmise mardi matin aux représentants du personnel, qui sont convoqués pour un comité d’entreprise le 24 octobre.

30 députés élus en 2017, contre 280 en 2012

Ce plan de départ est assorti de mesures d’accompagnement financières légales et supralégales d’un montant supérieur à trois millions d’euros, qui sont également mises en discussion, a précisé le maire de Bourg-en-Bresse. A partir du 24 octobre, les représentants du personnel auront deux mois pour donner leur avis sur ce plan, qui pourrait donc être mis en œuvre « avant la fin de l’année ».

Jean-François Debat a rappelé que la déroute du PS lors des dernières élections allait faire passer son budget d’environ 28 millions par an en moyenne lors du précédent quinquennat à huit millions d’euros par an, soit un manque à gagner de cent millions d’euros sur la période. A l’issue du second tour des législatives le 18 juin, seuls trente députés PS ont été élus, contre 280 en 2012.

Cette décision doit permettre aux socialistes de « s’appuyer sur un parti certes réduit dans ses moyens, mais qui soit un outil politique qui lui permette de reprendre dans le paysage politique », a dit Jean-François Debat. Le trésorier avait annoncé le 19 septembre la décision de la direction du PS de vendre le siège qu’il occupe depuis 1980 afin d’assainir ses finances et de « préparer l’avenir ». Il avait affirmé à cette occasion que les charges salariales de Solférino représentaient 12 millions d’euros par an.