Pour préserver les terres agricoles et la biodiversité, Nicolas Hulot veut taxer les bétonneurs

LAISSE BETOM Chaque mois, c’est une surface équivalente à 6.400 terrains de football qui est «consommée» par l’urbanisation..

C. Ape.

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Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique.
Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique. — L.Marin / AFP

Pour protéger les terres agricoles et préserver la biodiversité, Nicolas Hulot entend taxer les bétonneurs. Le ministre, qui dénonce une « frénésie souvent injustifiée », a expliqué mardi au Parisien qu’il étudiait « une nouvelle source de financement qui permettrait de lutter contre l’artificialisation des sols et de financer la préservation de la biodiversité ».

« C’est une réflexion que j’ai proposée au Premier ministre, qui m’a invité à y travailler », a-t-il dit. Selon le quotidien, cette taxe serait proportionnelle à la surface concernée par les projets.

Préserver l’équilibre climatique et la biodiversité

Chaque mois, c’est une surface équivalente à 6.400 terrains de football qui est « consommée » par l’urbanisation, indique le quotidien. Pour le ministre, ces surfaces sont indispensables, car elles « jouent un rôle important dans l’équilibre climatique, la préservation de la biodiversité et notre souveraineté alimentaire ».

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Une initiative que semblent approuver les Français. Dans un sondage Ifop publié mardi par l’ONG environnementale WWF France, 78 % des sondés indiquent être favorables à un moratoire sur l’artificialisation des terres agricoles dès 2020.