Les Républicains: Darmanin «ne pense pas» que c'est à lui de partir

POLITIQUE «Je ne pense pas que ce soit à moi de partir des Républicains mais plutôt à eux», déclare le ministre visé par une procédure d'exclusion...

20 Minutes avec AFP
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Gérald Darmanin a rencontré les syndicats de la fonction publique le 7 septembre 2017.
Gérald Darmanin a rencontré les syndicats de la fonction publique le 7 septembre 2017. — COME SITTLER/SIPA

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, visé par la procédure d’exclusion des Républicains, « ne pense pas » que c’est à lui de partir et indique qu’il va « demander à être entendu », dans un entretien au Figaro mis en ligne lundi soir.

A la question, êtes-vous toujours membre de LR, l’ex-directeur de campagne de Nicolas Sarkozy lors de la primaire de la droite pour la présidentielle répond « oui », alors que le bureau politique du parti a donné mardi dernier huit jours de délai à certains ténors ralliés à Emmanuel Macron avant une éventuelle exclusion.

« J’ai adhéré au RPR quand j’avais 17 ans car je croyais aux valeurs du gaullisme, particulièrement au gaullisme social », explique Gérald Darmanin. « Je me sens toujours très fidèle à l’engagement qui était le mien il y a dix-sept ans. Je constate que ce n’est malheureusement plus le cas pour certains des responsables du parti qui se sont dangereusement éloignés des fondamentaux de notre famille politique, pour se rapprocher de la droite extrême », poursuit-il.

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Ils « devraient s’excuser plutôt que d’exclure ! »

« Je ne pense pas que ce soit à moi de partir des Républicains mais plutôt à eux. Tous ceux qui ont accompagné le Trocadéro, c’est-à-dire la radicalité d’une petite partie de l’électorat, devraient s’excuser plutôt que d’exclure ! », ajoute le ministre, en référence au rassemblement de soutien à François Fillon organisé en mars, durant la campagne présidentielle, alors que des soupçons d’emplois fictifs visaient l’épouse et les enfants du candidat LR.

Gérald Darmanin reproche à ses détracteurs de ne pas comprendre « qu’on est passé de l’ancien au nouveau monde ». Prônant le rassemblement « aux côtés d’un Premier ministre qui vient de nos rangs et qui dépasse les vieux clivages », il souligne que tel « était le moteur de la création de l’UMP puis des Républicains, comme le combat contre l’extrême droite ».

« Je constate que parmi ceux qui me font ces reproches se trouvent tous ceux qui n’ont pas su choisir entre le bulletin de vote Macron et Le Pen à la présidentielle ! Il est certain que je n’ai rien en commun avec ceux-là, en particulier Laurent Wauquiez, qui crée des passerelles culturelles entre la droite et la droite extrême », accuse le ministre. Il indique avoir répondu lundi à la lettre du secrétaire général de LR Bernard Accoyer et qu’il va « demander à être entendu, de manière contradictoire, à moins que l’on ne soit dans un procès stalinien ! »