Pas-de-Calais: Une garde à vue dans l’affaire de l’agression d’un député FN

ENQUÊTE Le député frontiste Ludovic Pajot a affirmé avoir été violenté, samedi, à Béthune…

M.L. avec AFP
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Ludovic Pajot photographié le 18 juin 2017.
Ludovic Pajot photographié le 18 juin 2017. — Sarah Alcalay/SIPA
  • Un député FN du Pas-de-Calais affirme avoir été agressé.
  • Un des trois auteurs présumés est actuellement en garde à vue.
  • La victime a reçu une ITT de cinq jours.

Une personne a été placée en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’agression présumée de Ludovic Pajot, député Front national (FN) du Pas-de-Calais, a-t-on appris, lundi, de source judiciaire.

« Je peux vous confirmer qu’une garde à vue est en cours », a confirmé à l’AFP Virginie Deneux, procureur adjointe au parquet de Béthune, ajoutant que l’élu FN de 23 ans, également conseiller régional, « nous a fourni un certificat médical ».

Le suspect conteste les violences

Sur trois personnes mises en cause, une a été interpellée. Placé en garde à vue, l’individu présentait un taux d’alcoolisation de 0,59 mg/L d’air expiré. Selon le parquet, il « conteste pour le moment être auteur des violences mais reconnaît avoir injurié la victime ». Les deux autres personnes mises en cause sont toujours recherchées.

Samedi vers 23h, Ludovic Pajot « a été victime de violences de la part de trois personnes, alors qu’il se trouvait dans un débit de boissons situé sur la Grand’place de Béthune. Il aurait été identifié comme appartenant au Front national et aurait fait l’objet d’insultes », indique le parquet.

« Il aurait alors quitté l’établissement pour rejoindre son véhicule avec un ami mais aurait été rattrapé par les trois individus. L’un d’entre eux lui aurait alors porté un coup de poing au visage en l’insultant. Les deux autres auraient porté des coups de pied au niveau des jambes. Ils auraient alors pris tous les trois la fuite », poursuit le parquet.

Une ITT de cinq jours

La victime, qui s’est ensuite réfugiée dans un bar pour contacter les services de police, a été rapidement prise en charge par les pompiers et conduite au Centre hospitalier (CH) de Beuvry en raison de douleurs à la mâchoire, occasionnant une Incapacité totale de travail (ITT) de cinq jours par le médecin légiste, selon la même source.



Dimanche soir, le député FN avait rendu publique son agression, notamment su sa page Facebook. Suite à cela, François de Rugy, président LREM de l’Assemblée nationale, avait réagi sur son compte Twitter : « Je souhaite, au nom de la représentation nationale, complet rétablissement à Ludovic Pajot. Je condamne la violence dont il a été victime ». Toujours sur Twitter, la présidente du FN, Marine Le Pen, lui avait également adressé un message de soutien, réclamant la dissolution de « ces milices d’extrême gauche ».