VIDEO. Fouteurs de «bordel»: Pour Castaner, «on peut être cultivé et parler comme les Français»

DEFENSE Le porte-parole du gouvernement a argué que le président voulait «arrêter la langue de bois»…

C. Ape. avec AFP

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Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner
Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner — FRANCOIS GUILLOT / AFP

Une nouvelle fois, le porte-parole du gouvernement tente de défendre les mots de président. Après la polémique sur les « fainéants », place à celle sur ceux qui foutent le « bordel ».

Et Christophe Castaner de sortir les rames pour essayer de justifier des mots qui choquent. Le porte-parole du gouvernement a défendu ce jeudi la volonté de « nommer les choses » du chef de l’Etat et « d’arrêter la langue de bois ». Rien que ça.

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Utiliser des « mots du quotidien »

« Il y a ceux qui alimentent les polémiques et il y a ceux qui font », a lancé Christophe Castaner sur Radio Classique et Paris Première. « Alors oui, le président de la République a utilisé dans une conversation privée avec le président de la région Aquitaine un mot qui provoque le débat, mais est-ce qu’il n’y a pas de nombreux Français qui pensent cela ? ».

Mais le Président, « bien qu’étant grand lecteur de Stendhal », n’a-t-il pas quand même un « problème de vocabulaire », interroge le journaliste Guillaume Durand. « Vous savez, je crois qu’on peut être cultivé et parler comme les Français. Je pense qu’on peut aussi avoir l’objectif en politique (…) c’est le cas d’Emmanuel Macron, d’arrêter la langue de bois et d’oser nommer les choses », rétorque Christophe Castaner.

« Moi, j’assume qu’un président de la République puisse nommer les choses et utiliser les mots que nous utilisons tous au quotidien », a-t-il martelé.

« Il a un franc-parler, il le fait sans filtre »

Ces fouteurs de bordel, poursuit Castaner, « ce sont ceux qui empêchent par exemple ces femmes et ces hommes de GM & S d’aller dans des plans de formation que nous proposons d’individualiser pour chacun, pour pouvoir travailler peut-être dans cette entreprise qui est juste à côté, et qui essayent de négocier un grand plan social, avec une super-prime qu’on appelle supra légale. Et moi, je crois que ce n’est pas ça la réalité ».

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« Il a un franc-parler, il le fait sans filtre. Ça ne me choque pas. Je ne vois aucunement un mépris quelconque vis-à-vis de nos concitoyens », a défendu Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat à la Transition écologique, sur Sud Radio. « Ce qui compte, ce sont les actes », a-t-il dit.