Pour Gérard Collomb, les «casserolades» de Mélenchon rappellent «les vieilles méthodes» de l’extrême droite chilienne

COMPARAISON Pour le ministre de l’Intérieur, le chef de la France insoumise ne devrait pas se tromper de références...

20 Minutes avec AFP

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« Ce texte à vocation à renforcer la capacité de nos services», assure Gérard Collomb
« Ce texte à vocation à renforcer la capacité de nos services», assure Gérard Collomb — ERIC FEFERBERG / AFP

Pas le grand amour entre Gérard Collomb et les casseroles de Jean-Luc Mélenchon. Pour le ministre de l’Intérieur, le leader des Insoumis « reprend des vieilles méthodes, c’était au Chili que l’extrême droite tapait sur des casseroles sous Allende » au début des années 70, a-t-il déclaré vendredi sur CNews.

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« Il ne devrait pas se tromper de référence historique », a aussi dit Gérard Collomb, jugeant le chef des Insoumis « à contre-courant ».

« Faire le plus de bruit possible » contre la réforme du Code du travail

Lors d’un discours devant des dizaines de milliers de partisans place de la République à Paris le 23 septembre, Jean-Luc Mélenchon a appelé « à une "casserolade", faire le plus de bruit possible avec des casseroles » samedi, pour poursuivre la mobilisation contre la réforme du Code du travail.

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner avait déjà critiqué ces casserolades et conseillé « une petite révision de l’histoire » à l’ancien sénateur pour éviter « certaines erreurs ».

« N’oublions pas que c’est Poujade, en France »

« N’oublions pas que c’est Poujade, en France, qui a pratiqué les casserolades, ou alors c’est ceux qui ont fait tomber Salvador Allende », avait-il déclaré dimanche sur France inter.

Néanmoins, les concerts de casseroles ne sont pas seulement l’apanage de l’extrême droite. Ils s’étaient en effet multipliés lors de la crise argentine de 2001-2002, lors du mouvement des Indignés espagnols contre l’austérité en 2011-2012 ou dans le sillage de la crise financière en Islande, en janvier 2009.