«L'Emission politique»: PMA, ISF, contrats aidés... Edouard Philippe «assume» et explique

POLITIQUE Le Premier ministre était l'invité de France 2, jeudi soir...

P.B. avec AFP
— 
Le Premier ministre Edouard Philippe invité de «L'Emission politique» sur France 2, le 28 septembre 2017.
Le Premier ministre Edouard Philippe invité de «L'Emission politique» sur France 2, le 28 septembre 2017. — CHAMUSSY/SIPA

Un grand oral pour faire connaissance. Alors que de nombreux Français confondent encore son nom et son prénom, Edouard Philippe a répondu aux questions de Léa Salamé sur le plateau de l’Emission politique, jeudi soir. Pas vraiment bousculé – même dans son face-à-face avec Jean-Luc Mélenchon – le Premier ministre a surtout fait de l’explication de texte de la politique gouvernementale.

ISF : Philippe « assume » et mise sur « l’attractivité » de la France

L’ISF va être transformé en «impôt sur la fortune immobilière» (IFI), de façon à exempter de taxes les valeurs mobilières et les placements, un cadeau de 3,2 milliards d’euros aux plus fortunés. Le Premier ministre sait que « ce n’est pas populaire » mais il « assume car c’est utile pour l’économie française, pour que l’argent aille vers la production et l’investissement ». Citant les 10.000 personnes qui ont quitté la France pour échapper à l'ISF, il mise sur « l’attractivité pour attirer des gens riches qui paieront des impôts ».

Contrats aidés : Des résultats « assez faibles »

Selon le budget 2018, 120.000 contrats aidés vont être supprimés. Edouard Philippe a rencontré des femmes en bénéficiant au sein de l’association Emmaüs. « On ne peut pas se satisfaire du ''mieux que rien'' », lance le Premier ministre. « Quand on n’a rien, on se satisfait du mieux que rien », répond l’employée. Mais en plateau, Philippe a insisté : « Je ne dis pas que la totalité des contrats aidés ne servent à rien, mais les résultats en matière d’insertion dans l’emploi sont assez faibles. On va les transformer, les spécialiser dans les domaines où ils sont le plus utiles, et garantir une formation après », promet le chef du gouvernement.

Sur la PMA, il a « évolué »

Dans une tribune de 2013, il avait dit son opposition à la procréation médicalement assistée (PMA) pour « les couples homosexuels féminins ». Mais alors qu’il s’agit d’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, le Premier ministre assure avoir « évolué ». Confus, il a ensuite précisé qu’il n’y avait pas, selon lui, de « droit à l’enfant » mais a souhaité « un débat public apaisé » sur la PMA.

Glyphosate : « Une stratégie de sortie »

Edouard Philippe joue les équilibristes. Alors qu’il n’existe « aucun produit de substitution » au glyphosate, un herbicide classé comme « cancérogène probable » par une agence de l’ONU, il faut « concilier l’impératif de santé public et la production des agriculteurs ». Le Premier ministre a demandé aux ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique « d’élaborer une stratégie de sortie ».


« Attentif » à l’avenir de L’Oréal, Philippe défend « des géants européens »

Après le décès de Liliane Bettencourt, la composition de l’actionnariat du groupe français est en question. Edouard Philippe promet qu’il sera «évidemment très attentif» à l’avenir de L’Oréal, «un actif important» pour l’économie française. Mais le Premier ministre a défendu le mariage d’Alstom et Siemens ou la vente des chantiers navals STX à l’Italien Ficantieri : « Ce que je veux, c’est constituer des géants européens fondés sur des compétences industrielles françaises. » Selon lui, « c’est la seule solution si nous voulons exister dans le monde ».