Un amendement anti-Lafarge rejeté à l'Assemblée nationale

PROPOSITION Une proposition de la France insoumise visait à permettre des « saisies inamicales » sur les entreprises « suspectées notamment de financer directement ou indirectement la commission d’actes terroristes »…

C. Ape.
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Assemblée nationale (illustration).
Assemblée nationale (illustration). — NICOLAS MESSYASZ / SIPA

La référence au cimentier franco-suisse Lafarge, au cœur d’une enquête sur les liens qu’il a pu entretenir, notamment avec Daesh, pour continuer à faire fonctionner sa cimenterie en Syrie, est à peine dissimulée.

La France insoumise a déposé à l’Assemblée nationale un amendement proposant de procéder à des « saisies inamicales » sur les entreprises « suspectées notamment de financer directement ou indirectement la commission d’actes terroristes ».

Le Monde avait en effet révélé que le cimentier avait, entre 2013 et 2014, payé des taxes à l’organisation de l’Etat islamique via sa cimenterie implantée à Jalabiya, dans le nord de la Syrie. Cet amendement a été rejeté dans la nuit de mardi à mercredi.



Selon l’Obs, le parti de Jean-Luc Mélenchon avait indiqué dans sa proposition d’amendement qu'« avec un tel arsenal à sa disposition, le gouvernement pourra ainsi rassurer le peuple français sur le fait que des sociétés comme LafargeHolcim ne s’aventurent à financer Daesh ou des groupes terroristes, tel qu’ils l’ont reconnu en mars 2017 ».