70% des adhérents Les Républicains ne veulent plus de primaire, selon un sondage

PARTI Interrogés via un questionnaire interne au parti, les adhérents ont fait savoir qu’ils ne voulaient plus de ce système avant une élection présidentielle ou locale…

H. B.

— 

François Fillon et Alain Juppé, candidats à la primaire à droite, lors du dernier débat télé le 24 novembre 2016 à Paris.
François Fillon et Alain Juppé, candidats à la primaire à droite, lors du dernier débat télé le 24 novembre 2016 à Paris. — WITT/SIPA

Après la défaite à l’élection présidentielle, puis aux législatives, les Républicains tentent aujourd'hui de donner une nouvelle impulsion au parti. Un « questionnaire de la refondation », voulu par le secrétaire général de LR Bernard Accoyer, a été envoyé à 40.000 adhérents entre le 26 juillet et le 15 septembre.

Le principal enseignement de cette consultation concerne l’organisation des primaires. 70 % des adhérents du parti ne veulent plus de ce système avant une élection présidentielle, révèle France info qui s’est procuré les résultats de l’enquête. Fin 2016, François Fillon avait été le premier candidat LR à la présidentielle choisi à l’issue d’une primaire ouverte. Il a été battu dès le premier tour de la présidentielle après une campagne entachée par le PenelopeGate.

76 % estiment que «le climat des affaires» constitue la principale raison «de l’échec de la droite»

Même au niveau local, les adhérents du parti semblent bouder ce système. Les sympathisants LR sont en effet 74 % à vouloir enterrer la primaire ouverte pour les élections locales.

>> A lire aussi : Valérie Pécresse veut «un devoir d'inventaire» de sa famille politique

Autre résultat marquant de cette consultation : une grande majorité des adhérents des Républicains (76 %) estime que « le climat des affaires » constitue la principale raison « de l’échec de la droite et du centre à la dernière présidentielle ». Les sympathisants expliquent également cet échec à 66 % par « le manque d’union de notre famille politique », puis par « un déficit de pédagogie » (25 %) et par « un projet qui ne correspond pas assez aux attentes des Français » et « une image qui manque de modernité » (14 %).