Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner
Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner — David Niviere/SIPA

POLITIQUE

Nazis : Le gouvernement dénonce «une faute politique» et «morale» de Mélenchon

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, dénonce les propos tenus par Jean-Luc Mélenchon durant la manifestation menée par la France Insoumise ce samedi…

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a qualifié dimanche de « faute politique » et « morale » les propos de Jean-Luc Mélenchon sur les nazis tenus la veille lors de la manifestation de La France insoumise contre la réforme du Code du travail. Des propos déjà vivement condamnés par le porte-parole du gouvernement sur Twitter juste après la manifestation du leader de la France Insoumise.

« Une faute grave »

« C’est une faute politique de mettre sur le même niveau ceux qui ont fait tomber les nazis - et la rue y a contribué évidemment - mais aussi Alain Juppé et Emmanuel Macron, c’est une faute grave », a déclaré ce dimanche Christophe Castaner lors de l’émission « Questions politiques » France Inter-franceinfo-Le Monde, évoquant aussi une « faute morale ». Le porte-parole du gouvernement a ensuite « appel [é] Jean-Luc Mélenchon à la modération ».

Le leader de La France insoumise avait répliqué samedi à Emmanuel Macron, pour qui « la démocratie, ce n’est pas la rue », en soulignant que « c’est la rue qui a abattu les rois, les nazis, le plan Juppé et le CPE… » et en assurant que « la bataille n’est pas finie » sur la réforme du Code du travail.

Selon Christophe Castaner, dans le discours de Jean-Luc Mélenchon, « il y a beaucoup de références à la Seconde Guerre mondiale » et « il voudrait nous faire croire que le pouvoir en France alors est aussi illégitime que celui d’Emmanuel Macron » mais « il se trompe » et « cet amalgame avec les nazis est totalement insupportable ».

« Il porte la violence dans son discours, y compris dans cette invitation à aller gêner ceux qui sont responsables au plus près de chez eux » avec l’idée de « casserolades » samedi prochain, a encore critiqué le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement.

Ainsi, « il ne faut pas s’étonner de voir les dérapages qu’on a connus cette semaine, avec une gendarmerie qui brûle », a-t-il ajouté, en référence à l’incendie criminel des locaux techniques de la caserne de Grenoble, revendiqué par la mouvance d’extrême gauche.

« Faire le buzz »

Jean-Luc Mélenchon « porte une violence verbale qui peut mener à tous les excès, je l’invite à la modération », a encore déclaré Christophe Castaner.

Un peu plus tôt dimanche, sa collègue, la ministre du Travail Muriel Pénicaud, a également jugé « indignes et honteux » les propos de Jean-Luc Mélenchon.

Dans un billet posté sur son blog dimanche matin, Jean-Luc Mélenchon dénonce pour sa part la volonté du gouvernement de « faire le buzz » avec cette histoire.