VIDEO. Les députés LREM veulent en finir avec les couacs de l'été

POLITIQUE Après des grosses boulettes de l’été, les députés de la République en marche se réunissent lundi et mardi pour un séminaire de rentrée...

A.-L.B.
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Le Premier ministre Edouard Philippe (au centre) lors de la Convention de La République en Marche (LREM) à Paris le 8 juillet 2017
Le Premier ministre Edouard Philippe (au centre) lors de la Convention de La République en Marche (LREM) à Paris le 8 juillet 2017 — ERIC DESSONS/JDD/SIPA

Fini les boulettes. C’est la promesse des 313 députés LREM qui se retrouvent lundi et mardi pour un séminaire de rentrée à Docks d’Aubervilliers Seine-Saint-Denis. Au programme de ces séances de « team building », figurent des cours de professionnalisation des élus, de structuration du groupe parlementaire LREM, ou d’une formation sur les prochains textes examinés par l’Assemblée. Car, depuis les législatives et l’arrivée des petits nouveaux dans l’hémicycle, les couacs se sont multipliés, relevés avec malice par leurs opposants. De boulettes en gaffes, retour sur les débuts malhabiles d’élus LREM…

Des démonstrations de soutien parfois cocasses

Lors du discours de politique générale du Premier ministre, le 4 juillet, les députés LREM ont applaudi le chef du gouvernement à 55 reprises, mais aussi quand il ne le fallait pas : des applaudissements ont été lancés pour Édouard Philippe quand il parlait du taux d’échec des bacheliers en licence… Quelques jours plus tard, c’est au tour du député LREM… Jean-Michel Fauvergue de s’étonner d’avoir été applaudi… alors qu’il n’a « encore rien dit ».

Une présidente LREM de commission critique ses collègues « vautrés »

La critique de députés LREM apathiques et godillots a été lancée par l’opposition dès les premiers jours de la session parlementaire. Mais pas seulement. Le 19 juillet, la présidente LREM de la commission des Lois de l’Assemblée a critiqué ses collègues députés, pensant son micro coupé. Croyant ne s’adresser qu’à Stéphane Mazars, vice-président LREM de la commission, Yaël Braun-Pivet a lâché : « On a un groupe qui dort, qui ne sait pas monter au créneau, qui est vautré ». Avant de confier : « On a une responsable de texte qui est inexistante, c’est comme si elle était à Nouméa sur une chaise longue », a-t-elle déclaré, taclant la députée des Français de l’étranger Paula Forteza. Gloups.

Des séances houleuses et des présidentes de séances bousculées

Tensions et couacs lors de l’examen des textes sur la « confiance dans la vie publique », fin juillet. Les présidentes LREM de séances, Danielle Brulebois puis Carole Bureau-Bonnard, déboussolées, s’emmêlent dans les règlements sur les prises de paroles ou des consignes sur un vote à main levée.

Grosses colères de la socialiste Delphine Batho, mais aussi de Jean-Louis Bourlanges (Modem), Philippe Vigier (Les Constructifs-Les Républicains), Olivier Dussopt (Nouvelle Gauche). André Chassaigne, chef de file communiste, reproche ensuite à la présidence des débats « incompréhensibles ». Il est suivi par le député LR Philippe Gosselin, qui s’exclame : « Ici, on n’est pas dans une phase d’apprentissage, on fabrique la loi. »

Le président du groupe LREM Richard Ferrand critiqué par ses ouailles

Les élus LREM commenceraient-ils à se rebiffer ? Exemple avec la députée LREM Claire O’Petit, qui accuse le patron de son groupe à l’Assemblée nationale Richard Ferrand, de ne rien faire pour les aider. L’ancienne chroniqueuse des Grandes gueules sur RMC s’est plainte de son patron le 15 août. Revenant sur l’épisode de l’élection de Thierry Solère, député Les Républicains rallié à la majorité alors que ce poste revient à un élu de l’opposition, Claire O’Petit lance : « [Richard Ferrand] a été extrêmement défaillant quand nous avons dû voter pour [le troisième questeur]. (…)  « Nous n’avons pas eu du tout de réunion. Là, il y a eu le caca boudin des Républicains quand Solère a été élu. Là, Ferrand n’a absolument pas été à la hauteur. Nous nous sommes réunis dans une salle, certains étaient déjà partis au bar, enfin bref tout le monde n’était pas là », poursuit Claire O’Petit. « C’était une catastrophe », estime-t-elle alors.

Fraîcheur ou erreur de communication ? Quand les élus se racontent 

Certains élus souhaitent raconter leurs premiers pas, utilisant avec plus ou moins de bonheur les réseaux sociaux. Cette communication personnelle vire à la polémique, quand une nouvelle députée LREM, Mireille Robert, raconte son quotidien. Celui-ci est désormais rempli de « cocktails, des cocktails, des cocktails » durant lesquels elle apprécie d’y boire vin et champagne… mais qu’elle aimerait bien qu’on y serve aussi de la ​blanquette de Limoux. Si sa vidéo a été supprimée rapidement, le mal est fait…