La baisse des APL n'aura «aucun impact» pour les bénéficiaires, assure Edouard Philippe

SOCIETE Edouard Philippe était interrogé sur la baisse de 50 euros envisagée par le gouvernement, selon des informations de presse, des APL versées aux locataires du parc HLM...

20 Minutes avec AFP

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Le premier ministre Edouard Philippe, photographié le 9 septembre 2017 à Pau.
Le premier ministre Edouard Philippe, photographié le 9 septembre 2017 à Pau. — AFP

Livret A, manifestation contre les ordonnances réformant le droit travail, APL... Le Premier ministre s'est voulu rassurant ce mercredi matin sur le plateau de France 2. 

Edouard Philippe a assuré que la baisse des aides personnelles au logement (APL) envisagée par le gouvernement dans le logement social n’aurait « aucun impact » pour les bénéficiaires, la baisse étant compensée par une baisse des loyers « identique ».

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« Pour les bénéficiaires des APL dans le logement social, il n’y aura aucun effet, aucun impact », a assuré le Premier ministre sur France 2. Quant à ceux qui ne sont pas dans le logement social et qui bénéficient des APL, il n’y aura « aucune espèce d’impact puisqu’ils ne sont pas concernés », a-t-il précisé.

Edouard Philippe était interrogé sur la baisse de 50 euros envisagée par le gouvernement, selon des informations de presse, des APL versées aux locataires du parc HLM.

« Transformer la politique du logement »

« L’objectif que nous nous fixons c’est de faire en sorte que pour ceux qui touchent les APL dans le logement social, il y ait une baisse de loyers exactement identique à la baisse des APL », a expliqué le Premier ministre.

Edouard Philippe s’est voulu rassurant, affirmant qu'« il ne faut pas » que le montant de la baisse paraisse effrayant. « C’est très facile de faire partir le feu dans la prairie en faisant peur », a-t-il noté.

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« Notre objectif c’est de transformer la politique du logement, c’est de faire en sorte qu’on puisse construire plus aux endroits géographiques où on en a le plus besoin afin de faire baisser le prix les loyers », a encore dit le Premier ministre. « C’est aussi (…) de traiter beaucoup mieux les situations de grande précarité », a-t-il ajouté.

Le gouvernement a repoussé mardi la présentation de son plan pour le logement.

« Stabiliser » le taux du Livret A

Par ailleurs, le Premier ministre a assuré que le gouvernement entendait « stabiliser » le taux du Livret A, et promis que « les épargnants n’y perdront pas ».

« Ce que nous voulons faire, (…) c’est faire en sorte que le taux du Livret A soit stable », « qu’il ne bouge pas pendant une période de temps », a déclaré Philippe.

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« Ca nous permet de mobiliser des financements » pour les organismes de logement social « et donc de baisser les loyers » pour ce type de logements, a-t-il affirmé.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a indiqué mardi que le gouvernement envisageait de maintenir le taux du livret A à son taux actuel de 0,75 % pendant un ou deux ans.

Le livret A, le placement le plus répandu en France, dont les fonds servent essentiellement à financer la construction de logements HLM, affiche actuellement, avec 0,75 %, son plus bas taux historique.

« La contestation, je la respecte, elle existe, elle est là, je l’écoute »

Au lendemain des premières manifestations contre les ordonnances réformant le droit du travail, le Premier ministre a estimé que « ce n’[était] pas du tout un bras de fer ». « Ce que j’essaie, c’est de faire en sorte que le mandat qui nous a été donné par le peuple français, par les électeurs, soit mis en acte. »

Plus de 200.000 personnes sont descendues dans la rue mardi en France contre la réforme du Code du travail, une « très forte » mobilisation, selon les organisateurs, relativisée par le gouvernement, déterminé à mener à bien cette promesse de campagne du président.

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« La contestation, je la respecte, elle existe, elle est là, je l’écoute », a déclaré le Premier ministre au lendemain des premières manifestations contre les ordonnances réformant le droit du travail Mais « Les Français, quand ils s’expriment par leur vote au moment des élections, ils ont également le droit d’être respectés », a poursuivi Philippe.

« J’entends les manifestations. Il y a encore un certain nombre d’éléments à discuter » : « la mise en œuvre de ces ordonnances, les moyens qui seront accordés à l’ensemble des institutions qui font vivre le dialogue social ». « Les syndicats le savent parfaitement ». Mais « nous allons les présenter au conseil des ministres le 22 septembre. Le président de la République les signera et à la fin du mois de septembre le texte sera entré en vigueur », a confirmé le Premier ministre.