Après les visites payantes effectuées par une députée LREM à l’Assemblée, la déontologue saisie…

ASSEMBLEE NATIONALE La députée de la Sarthe Pascale Fontenel-Personne a déclaré s’être « mise en retrait » de son entreprise dès son investiture…

20 Minutes avec AFP
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Pascale Fontenel-Personne, députée LREM, le 19 juin 2017 à l'Assemblée nationale.
Pascale Fontenel-Personne, députée LREM, le 19 juin 2017 à l'Assemblée nationale. — THOMAS SAMSON / AFP

La polémique autour de la députée LREM, qui facturait des visites de l’Assemblée nationale via sa société, prend de l’ampleur. Le président de l’hémicycle François de Rugy a saisi la déontologue du Palais-Bourbon au sujet de ces visites rémunérées proposées par l’agence de transports Access Tours, gérée par la députée La République en marche de la Sarthe Pascale Fontenel-Personne.

« J’ai saisi la déontologue de l’Assemblée nationale de la situation de Pascal Fontenel-Personne, que j’ai informée de cette décision », a fait savoir sur Twitter François de Rugy, également député de la République en marche.

La députée LFI Clémentine Autain demande au déontologue « d’aller plus loin »

Selon Marianne, l’entreprise Access Tour propose, pour 119 euros, des visites de l’Assemblée au départ du Mans. La prestation comprend le transport en véhicule, les services d’un chauffeur-accompagnateur, le déjeuner boissons comprises et la visite du Palais-Bourbon. « Cette visite se fera en présence de notre députée », est-il précisé sur la présentation de la prestation par l’entreprise.

Dans un communiqué, Pascale Fontenel-Personne précise s’être « mise en retrait » de son entreprise dès son investiture et qu'« il n’a jamais été question de faire payer l’entrée de l’Assemblée nationale, la visite étant gratuite ». « Tous les transports de personnes à destination de l’Assemblée nationale sont annulés à partir de ce jour », peut-on également lire vendredi sur le site internet d’Access Tours.

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La députée LFI Clémentine Autain a demandé au président de l’Assemblée d’aller plus loin que la saisine de la déontologue. S’appuyant sur le Code électoral, qui interdit aux parlementaires de laisser figurer leur nom suivi de leur qualité dans toute publicité d’entreprise, l’élue de Seine-Saint-Denis demande dans un communiqué que « le bureau de l’Assemblée nationale prenne toutes ses responsabilités pour sanctionner ces faits et opère un rappel à l’ordre des règles du mandat de député de la République ».