Radicalisation: Emmanuel Macron veut revoir la politique de prévention

SOCIETE « Un plan national de prévention de la radicalisation sera arrêté à l’occasion d’un comité interministériel d’ici la fin de l’année », a annoncé le chef de l’Etat…

20 Minutes avec AFP

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Des policiers. (Illustration)
Des policiers. (Illustration) — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

La politique de prévention de la radicalisation va être révisée, a annoncé ce mardi Emmanuel Macron. Le président a notamment indiqué qu’un plan national ainsi que des mesures concernant les prisons et le retour de mineurs de Syrie allait être adopté « d’ici la fin de l’année ».

« Un plan national de prévention de la radicalisation sera arrêté à l’occasion d’un comité interministériel d’ici la fin de l’année », a annoncé le président lors d’un discours aux préfets.

Ce plan sera « inspiré de plans d’actions établis par les préfets qui dans les départements sont confrontés à des processus de radicalisation qui gangrènent certains territoires ».

Le seul centre de déradicalisation fermé

« Je souhaite que, pour chacun des territoires identifiés comme sensibles, vous puissiez conduire ce travail très fin et très précis avec un plan d’action spécifique », a expliqué Emmanuel Macron en citant l’exemple du plan réalisé à Trappes (Yvelines).

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Localement, « les dynamiques sont profondément différentes, les ramifications sont d’ailleurs parfois étanches entre ces territoires mais ont des liens avec d’autres pays européens », a-t-il jugé.

Ce plan national comprendra aussi « l’expérimentation d’un centre de personnes radicalisées sous main de justice ». Le gouvernement avait annoncé en juillet, faute de résultats probants, la fermeture de l’unique centre de déradicalisation qui visait sur la base du volontariat à la réinsertion de jeunes en voie de marginalisation.

« Vigilance » et « une coordination extrême » entre les ministères concernés

Par ailleurs, Emmanuel Macron a annoncé des propositions d’ici la fin de l’année pour les mineurs qui reviennent des zones de combat en Syrie et en Irak.

Ces mineurs « ne peuvent pas continuer à relever de la prise en charge de droit commun dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance ». Ce sujet implique notre « grande vigilance » et « une coordination extrême » entre les ministères concernés.

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Enfin, le directeur de l’administration pénitentiaire « devra présenter dans les prochaines semaines une nouvelle stratégie de prise en compte des personnes radicalisées en prison », avec notamment « un renforcement du renseignement pénitentiaire ».