Valerie Pécresse, présidente du conseil régionale d'Ile-de-France dans son bureau du conseil régional d'Ile-de-France. Credit:Lewis JOLY/JDD/SIPA.
Valerie Pécresse, présidente du conseil régionale d'Ile-de-France dans son bureau du conseil régional d'Ile-de-France. Credit:Lewis JOLY/JDD/SIPA. — SIPA

BISBILLE

Les Républicains: Si Wauquiez devient président, Pécresse n’exclut pas de quitter le parti

Valérie Pécresse a renoncé à se présenter à la tête du parti, a mis en cause « le timing de cette élection (…) prématuré » alors qu’elle s’est « engagée à être présidente de région sans cumul. »…

  • Valérie Pécresse est la présidente Les Républicains de la région Île-de-France.
  • Elle n’exclut pas de quitter le parti si Laurent Wauquiez en était élu président.
  • Elle lui a fixé des « lignes rouges » dont la porosité avec le FN.

La tension monte chez Les Républicains. Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France, n’exclut pas de quitter le parti si Laurent Wauquiez en était élu président en décembre, fixant des « lignes rouges » tout en reconnaissant qu’il a apporté certains « gages ».

Lignes rouges

« Je me réserve, à voir, une position qui dépendra de son comportement et de sa ligne politique, ça n’a rien de personnel, mais je crois qu’on est très nombreux dans ce cas et à penser de la même façon » a affirmé Valérie Pécresse sur France Inter. L’ancienne ministre a fixé « deux lignes rouges : la première, c’est la porosité avec le FN. J’entends qu’aujourd’hui beaucoup de gages sont donnés sur cette absence de porosité ».

« Moi, je constate une chose, c’est qu’aucun leader du FN ne dit qu’il veut travailler avec moi », alors que l’ex-élue FN Marion Maréchal-Le Pen avait dit qu’il y avait « des choses à faire » avec Laurent Wauquiez et que le vice-président FN Florian Philippot a dit vouloir prendre un café avec lui. « J’ai entendu Laurent Wauquiez dire " Trump est inspirant". Moi, il ne m’inspire pas », a-t-elle encore dit. « Si on court après le FN, ça ne sera pas ma droite ».

Deuxième ligne rouge : « Est-ce qu’on respectera au sein de LR ceux qui pensent différemment ? Et je peux vous dire qu’on est très nombreux (…) à vouloir faire cet aggiornamento de la droite pour avoir une droite bien dans ses valeurs » a-t-elle mis en garde.

Elle va lancer un mouvement d’idées

Valérie Pécresse, qui a renoncé à se présenter à la tête du parti, a mis en cause « le timing de cette élection (…) prématuré » alors qu’elle s’est « engagée à être présidente de région sans cumul. »

Elle entend néanmoins participer à la bataille d’idées. « Si je crée "Libres !" », un mouvement qui sera lancé le 10 septembre, « si je demande à tout le monde de me rejoindre, si je lance ce mouvement d’idées, c’est pour prendre ma part de responsabilité dans la redéfinition de la ligne à droite », une ligne qu’elle souhaite « ferme, sociale, réformatrice ».

« Pour moi, ce n’est pas une question de personne ou de parti (…). L’enjeu ce n’est pas le parti, c’est de redonner aux Français envie de droite, la réoxygéner », a-t-elle dit, même si le parti a aussi « besoin d’être géré ».